• [^] # Re: robot.txt

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Drew Devault : Please stop externalizing your costs directly into my face . Évalué à 0.

    C'est un souci, mais c'est rien de nouveau. On va pas me faire croire que l'internet est devenu tout d'un coup plus nocif depuis 1 ou 2 ans. Des bots qui scrapent, il y en a depuis toujours et suffisamment pour que cloudflare (et d'autres) soient largement rentable depuis 15 ans sur la protection des sites web.

    Et Drew n'est pas un sysadmin du dimanche au sens ou héberger ses serveurs est son taf. Maintenant, c'est sur que si tu considère que sysadmin, c'est un taf facile qui peut être fait par n'importe quel codeur (une opinion que les codeurs ont assez souvent), découvrir la réalité doit faire un choc, mais peut être que le souci, c'est aussi de nier que sysadmin, c'est un taf.

    Un peu comme si on laisse des gangs dans les rues agresser les gens en leur expliquant vous n'avez qu'à apprendre un sport de combat ou faire appel à une société de sécurité...

    Si on reprends ta métaphore, alors ce que fait Drew, c'est quand même reprendre un discours d’extrême droite, en exagérant les soucis qu'il a, en expliquant que l'insécurité est partout (vu qu'il dit bien que tout ses amis ont des emmerdes), en ne parlant pas du tout de l'existant ni en faisant le moindre appel à les utiliser, et implicitement, en demandant une plus grande fermeté via des lois qui sont quand même à priori avec un certain potentiel liberticide.

    Car bon, des solutions techniques contre le scraping, ça existe, y a des services comme cloudflare et d'autres. Et si des services externes ne vont pas, il y a des solutions comme mod_access_dnsbl + dronebl, etc, etc. Il y a moyen de faire des choses.

    Si on veut faire plus, ça serait quoi, un contrôle législatif de qui peut lire ou pas un contenu, un permis pour avoir des programmes qui scrapent l'internet, comme pour les voitures et les motos ? Avoir besoin d'une licence comme pour les ondes radios, car on considère que c'est un commun à arbitrer ?

    Car au final, soit l’opérateur du site décide de la vie de son site, et en effet, l'autonomie requiert d'avoir des compétences pour faire ce choix, soit il y a délégation et obligation via quelqu'un d'autre, et soit c'est l'état (ce qui a un certain nombre de souci), soit c'est un groupe qui n'est pas l'état, donc une société privé (qui a aussi des soucis), ou autre chose, et personne ne se bouge pour l'autre chose.

    Et c'est bien parce que justement toutes les solutions vont à l'encontre de l'ethos libertaire du libre que personne ne propose rien et se contente de chouiner.