L'émission tourne autour du pot. Aucun des intervenants ne répond clairement à la question. On reste dans le flou artistique. Le bien gros mot voleur est asséné plusieurs fois. Le débat ne répond donc pas à la question mais c'est pas trop grave parce que plein d'autres sujets intéressants sont abordés. Une excellente émission à sauvegarder d'urgence. :)
- croyez vous au mesures techniques de protection ?
Nicolas Seydoux: Le pédégé de Sony a dit "si toute l'industrie est d'accord pour qu'on trouve des moyens pour lutter contre les pirates nous y parviendrons".
Mais il ne s'agit pas de stopper tous les pirates. Le problème est que les gens sachent qu'ils risquent d'être pris et que le jeu n'en vaut pas la chandelle.
En france nous estimons que c'est un pays où il y a le moins de piratage parce que quelques pirates qui faisaient ca de façon un peu trop habituelle - des récidivistes comme on dit en Droit (!) - ont fait de la prison ferme. Et bien ca s'est arrété. Et je pense donc qu'il y aura quelques exemplarités (!) et que les gens doivent comprendre que la vie d'un film est (un système payant pas gratuit qu'on paye avec des sous).
Seydoux amalgame les pirates du commerce et les pirates du gratuit. Toutefois, je ne pense pas que le propos de Seydoux puisse être résumé comme cela a été fait dans la news : ne doivent se faire du beurre avec une oeuvre que ceux qui ont contribué à l'oeuvre.
Le premier système de protection sponsorisé par l'industrie toute entière, c'était CSS mise en place par le consortium dvd-cca qui s'appuyait sur une partie législative en partageant le monde en "sphères de co-prospérité" : le fameux zonage. Ce Yalta est un échec complet. Nous en sommes arrivés au point où la sortie de Matrix 3 se fait en synchro mondiale minutée.
L'acharnement législatif est aussi un échec patent. Nous avons assisté à une recrudescence législative pour contrer le piratage, notamment aux USA et ca a explosé de tous les côtés. Alors que le piratage étaient une tradition asiatique et des pays d'Europe de l'Est, les lois et la techno ont fait exploser le phénomène dans les foyers étazuniens.
L'exemplarité des peines, la prison ferme, la peur du gendarme, ca fait doucement rigoler. C'est une théorie qui repose sur le principe que le citoyen s'identifie aux maffieux du secteur voire à l'étrangleur de Boston, qu'il a pleine conscience de voler, qui suppose que le gendarme sera omnipotent sur les autoroutes de l'information. Heureusement, on ne nous fait pas encore le coup de la tolérance zéro, pour l'instant c'est juste la justice qui doit être aux ordres de la police et faire des exemples! La plupart des flics honnetes reconnaissent que l'exemplarité ne marche pas en matière de contrefacons.
L'analyse économique de Seydoux se résume à tout blanc tout noir. Soit vous payez et c'est payant et c'est bien. Soit vous payez pas, et donc c'est gratuit, et donc vous volez, et c'est mal. C'est dérisoire. Le fraudeur de Hong Kong qui se fait chopper à Orly, il l'a payé sa galette. Celui qui se passe une vidéo VHS préenregistrée à la TV, il n'a rien payé.
Seydoux: La lutte contre la piraterie : la france est les Etats Unis sont totalement alliés dans ce domaine
En fait ya un deal. La France appuie Valenti dans sa chasse aux étrangleurs du petit commerce cinématographique. En retour, Valenti soutient la France dans la diversité culturelle. Les USA viennent ainsi de réintégrer l'Unesco.
Exigez la qualité : tant que vous ne voyez pas des quotas de films francais dans les rayonnages des supermarchés outre atlantique, mettez les sur le réseau. Ca fera chier Bush qu'on bouscule ses GI Joe. ;-)
Le cinéma francais organise tous les ans des discussions à Beaune. On y trouve des analyses intéressantes. On apprend que le dvd se porte bien en France, mais qu'il peut mieux faire. http://www.l-arp.com/rubrique.php3?id_rubrique=18(...)
Dominique Dambert: Les douaniers vont pas aller regarder dans la valise de chaque touriste pour aller vérifier s'ils ont la dernière version de Terminator, Matrix ou Ripoux.
Ca me choque qu'on parle de numéro de version pour des films. On voudrait nous faire croire que deux films sont substituables. Après ca, étonnez vous que le consommateur paye pour la 1.0 et pirate les upgrades.
La vhs et le dvd ?
Il y avait une différence fondamentale. Aujourd'hui le pirate fabrique un produit exactement de la même qualité que l'original. La technologie, et c'est un domaine unique - ce n'est vrai que pour la musique et le cinéma - permet d'avoir une copie qui est équivalente à l'original. Le magnétoscope offrait une copie dégradée. Il est fondamental d'empécher une utilisation anormale ... prendre les oeuvres d'autrui ...
foutaises! ;-)
le mp3 et le divx sont des formats à perte.
le logiciel n'est pas évoqué dans l'énumération.
les consommateurs sont pas des billes. Ils savent bien faire la différence entre un original et une copie. Ils ne leur accordent pas la même valeur.
Les CD copy control, c'est pas des produits dégradés ?
Lucie Giraud: A Cancun, les pays membres se sont mis d'accord sur le fait que la santé publique était une exception et qu'il fallait permettre l'accés aux médicaments pour tous. En fait cette exception existait déjà, c'est à dire qu'un pays, quand il a des besoins de santé publique peut utiliser des licences obligatoires pour ne pas respecter un brevet et pour produire des médicaments génériques chez lui.
L'exception de santé publique n'est pas la seule. Y en a d'autres. Pensez aux exceptions représentation dans le cercle familial, copie privée, copie de sauvegarde, droit de citation, analyses, caricatures, etc.
# Re: "Est-ce que copier, c'est voler ?" la dernière émission de Rue des entrepreneurs
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche "Est-ce que copier, c'est voler ?" la dernière émission de Rue des entrepreneurs. Évalué à 5.
L'émission tourne autour du pot. Aucun des intervenants ne répond clairement à la question. On reste dans le flou artistique. Le bien gros mot voleur est asséné plusieurs fois. Le débat ne répond donc pas à la question mais c'est pas trop grave parce que plein d'autres sujets intéressants sont abordés. Une excellente émission à sauvegarder d'urgence. :)
- croyez vous au mesures techniques de protection ?
Nicolas Seydoux: Le pédégé de Sony a dit "si toute l'industrie est d'accord pour qu'on trouve des moyens pour lutter contre les pirates nous y parviendrons".
Mais il ne s'agit pas de stopper tous les pirates. Le problème est que les gens sachent qu'ils risquent d'être pris et que le jeu n'en vaut pas la chandelle.
En france nous estimons que c'est un pays où il y a le moins de piratage parce que quelques pirates qui faisaient ca de façon un peu trop habituelle - des récidivistes comme on dit en Droit (!) - ont fait de la prison ferme. Et bien ca s'est arrété. Et je pense donc qu'il y aura quelques exemplarités (!) et que les gens doivent comprendre que la vie d'un film est (un système payant pas gratuit qu'on paye avec des sous).
Seydoux amalgame les pirates du commerce et les pirates du gratuit. Toutefois, je ne pense pas que le propos de Seydoux puisse être résumé comme cela a été fait dans la news : ne doivent se faire du beurre avec une oeuvre que ceux qui ont contribué à l'oeuvre.
Le premier système de protection sponsorisé par l'industrie toute entière, c'était CSS mise en place par le consortium dvd-cca qui s'appuyait sur une partie législative en partageant le monde en "sphères de co-prospérité" : le fameux zonage. Ce Yalta est un échec complet. Nous en sommes arrivés au point où la sortie de Matrix 3 se fait en synchro mondiale minutée.
L'acharnement législatif est aussi un échec patent. Nous avons assisté à une recrudescence législative pour contrer le piratage, notamment aux USA et ca a explosé de tous les côtés. Alors que le piratage étaient une tradition asiatique et des pays d'Europe de l'Est, les lois et la techno ont fait exploser le phénomène dans les foyers étazuniens.
L'exemplarité des peines, la prison ferme, la peur du gendarme, ca fait doucement rigoler. C'est une théorie qui repose sur le principe que le citoyen s'identifie aux maffieux du secteur voire à l'étrangleur de Boston, qu'il a pleine conscience de voler, qui suppose que le gendarme sera omnipotent sur les autoroutes de l'information. Heureusement, on ne nous fait pas encore le coup de la tolérance zéro, pour l'instant c'est juste la justice qui doit être aux ordres de la police et faire des exemples! La plupart des flics honnetes reconnaissent que l'exemplarité ne marche pas en matière de contrefacons.
L'analyse économique de Seydoux se résume à tout blanc tout noir. Soit vous payez et c'est payant et c'est bien. Soit vous payez pas, et donc c'est gratuit, et donc vous volez, et c'est mal. C'est dérisoire. Le fraudeur de Hong Kong qui se fait chopper à Orly, il l'a payé sa galette. Celui qui se passe une vidéo VHS préenregistrée à la TV, il n'a rien payé.
Seydoux: La lutte contre la piraterie : la france est les Etats Unis sont totalement alliés dans ce domaine
En fait ya un deal. La France appuie Valenti dans sa chasse aux étrangleurs du petit commerce cinématographique. En retour, Valenti soutient la France dans la diversité culturelle. Les USA viennent ainsi de réintégrer l'Unesco.
Exigez la qualité : tant que vous ne voyez pas des quotas de films francais dans les rayonnages des supermarchés outre atlantique, mettez les sur le réseau. Ca fera chier Bush qu'on bouscule ses GI Joe. ;-)
Le cinéma francais organise tous les ans des discussions à Beaune. On y trouve des analyses intéressantes. On apprend que le dvd se porte bien en France, mais qu'il peut mieux faire.
http://www.l-arp.com/rubrique.php3?id_rubrique=18(...)
Dominique Dambert: Les douaniers vont pas aller regarder dans la valise de chaque touriste pour aller vérifier s'ils ont la dernière version de Terminator, Matrix ou Ripoux.
Ca me choque qu'on parle de numéro de version pour des films. On voudrait nous faire croire que deux films sont substituables. Après ca, étonnez vous que le consommateur paye pour la 1.0 et pirate les upgrades.
La vhs et le dvd ?
Il y avait une différence fondamentale. Aujourd'hui le pirate fabrique un produit exactement de la même qualité que l'original. La technologie, et c'est un domaine unique - ce n'est vrai que pour la musique et le cinéma - permet d'avoir une copie qui est équivalente à l'original. Le magnétoscope offrait une copie dégradée. Il est fondamental d'empécher une utilisation anormale ... prendre les oeuvres d'autrui ...
foutaises! ;-)
le mp3 et le divx sont des formats à perte.
le logiciel n'est pas évoqué dans l'énumération.
les consommateurs sont pas des billes. Ils savent bien faire la différence entre un original et une copie. Ils ne leur accordent pas la même valeur.
Les CD copy control, c'est pas des produits dégradés ?
Lucie Giraud: A Cancun, les pays membres se sont mis d'accord sur le fait que la santé publique était une exception et qu'il fallait permettre l'accés aux médicaments pour tous. En fait cette exception existait déjà, c'est à dire qu'un pays, quand il a des besoins de santé publique peut utiliser des licences obligatoires pour ne pas respecter un brevet et pour produire des médicaments génériques chez lui.
L'exception de santé publique n'est pas la seule. Y en a d'autres. Pensez aux exceptions représentation dans le cercle familial, copie privée, copie de sauvegarde, droit de citation, analyses, caricatures, etc.