Si l'application n'est pas populaire, c'est par définition que personne ne l'utilise. Si elle est populaire, alors elle sera dans les distributions.
Le fait qu'une application ne soit pas populaire ne signifie pas qu'elle n'intéressera personne. Mais moins il y a d'utilisateurs, moins il y aura de chance de trouver dans le lot des bénévoles pour s'occuper des packages Debian, Fedora, Arch, Slackware et autres distributions mère. En jetant un rapide coup d'oeil sur Flathub, on trouve des applications d'entraînement à la dactylographie (Keypunch, 28 374 installations), pour apprendre l'assembleur 6502 (Learn 6502 Assembly, 593 installations), mesurer des objets à l'écran (Longueur, 2260 installations), démosaïquer du porno japonais (Lada, 3924 installations), vérifier sa réception GPS (Satellite, 12 404 installations), obtenir la valeur d'une résistance par rapport à ses codes couleur (Color Code, 6088 installations)...
C'est clairement le genre d'applications de niche qui ne sont pas empaquetées par les distributions et qu'il fallait autrefois compiler soi-même à partir du code récupéré sur GitHub. Je suis bien content que ce soit désormais facilement installable par tout un chacun, avec le suivi des mises à jour qui va bien.
Il est bien connu que les développeurs sont les meilleurs empaqueteurs (non).
Sur Flathub, les manifestes de construction sont publics. S'il y a le moindre souci, la communauté peut faire des rapports de bugs ou soumettre des correctifs.
Toutes les distributions (même Debian) ont des moyens de distribuer des versions récentes des logiciels les plus utilisés ou ceux qui nécessitent d'être à jour.
Hormis quelques rares logiciels (comme les navigateurs), en dehors des distributions en développement continu comme Arch, chez les autres ça attendra toujours la version suivante de leur distribution. Tandis qu'avec Flatpak, c'est bien l'ensemble de la logithèque utilisateur qui est mise à jour.
D'ailleurs, je ne l'ai pas soulevé dans les avantages, mais toutes les distributions n'ont clairement pas les ressources humaines de Debian. Budgie, Linux Mint ou elementary OS, pour ne citer qu'elles, sont bien contentes de bénéficier de toute la logithèque de Flathub.
Ça, c'est la promesse. Java aussi disait «write once, run anywhere».
J'ai 72 applications en Flatpak et n'ai encore jamais rencontré le moindre problème. Donc en ce qui me concerne, ça vaut ce que ça vaut, mais la promesse est pour le moment bien tenue.
C'est déjà le cas.
Utilisateur satisfait de GNOME et de tout son écosystème d'applications Adwaita, la seule application Qt que j'utilise, c'est qBittorrent. Ça a peut être changé depuis (je trouverai tout de même ça étonnant), mais autrefois, avec le paquet Fedora RPM, ça utilisait le sélecteur de fichiers de KDE. C'est depuis que j'utilise tout en Flatpak qu'il utilise désormais celui de GNOME.
Par contre, j'ai récemment lu que la dernière version de GTK utiliserait le portail pour le sélecteur de fichiers, que les applications soient sandboxées ou non. C'est peut-être déjà le cas chez KDE / Qt ? (sans oublier tous les autres toolkits...)
Je trouve d'ailleurs que le principe des portails, créés initialement pour les applications sandboxées, devrait grandement aider le développement d'applications, et que ces dernières soient bien mieux intégrées à chaque environnement de bureau.
Parce qu'autrefois, il y avait bien les spécifications Freedesktop, mais les différents environnements de bureau et les développeurs d'application n'étaient pas obligés de les suivre et d'implémenter rapidement les dernières versions. Désormais, avec Flatpak, qui doit fonctionner de la même manière chez tout le monde, j'ai l'impression qu'il y a bien plus d'obligation à tout bien respecter et que tout soit bien carré 🤔
C'est déjà le cas (ou alors il faut changer de distribution).
Ça n'a jamais été le cas. Quand je parlais du cache, je ne parlais pas des paquets en cache. Avec apt remove --purge ça va te nettoyer ce qu'il connaissait au moment de l'installation. Si l'application créée ou télécharge tout plein de fichiers après coup, ça ne va rien te nettoyer.
Ça fait de nombreuses années que je n'ai plus utilisé Debian en tant que poste de travail et ça a peut être changé depuis, mais dans mes souvenirs, ça se contentait de dire que le répertoire en question n'était pas vide et n'avait donc pas pu être supprimé. À l'utilisateur de faire lui-même la suppression manuellement. Ce que ne feront jamais la majorité des utilisateurs, qui se retrouvent donc avec un système de plus en plus pourri au fil du temps.
Avec Flatpak au moins, tout est carré. Un dossier pour l'application elle-même, un autre pour tout ce qui touche aux paramètres, cache et compagnie. Lors de la désinstallation, ça te laisse le choix de garder ou non les paramètres et données ou de tout supprimer définitivement.
[^] # Re: Je ne comprends pas l’engouement autour de flatpak ou snap
Posté par Okki (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GNOME OS comme Linux idéal, partie 1 : la promesse de l'atomique. Évalué à 7.
Le fait qu'une application ne soit pas populaire ne signifie pas qu'elle n'intéressera personne. Mais moins il y a d'utilisateurs, moins il y aura de chance de trouver dans le lot des bénévoles pour s'occuper des packages Debian, Fedora, Arch, Slackware et autres distributions mère. En jetant un rapide coup d'oeil sur Flathub, on trouve des applications d'entraînement à la dactylographie (Keypunch, 28 374 installations), pour apprendre l'assembleur 6502 (Learn 6502 Assembly, 593 installations), mesurer des objets à l'écran (Longueur, 2260 installations), démosaïquer du porno japonais (Lada, 3924 installations), vérifier sa réception GPS (Satellite, 12 404 installations), obtenir la valeur d'une résistance par rapport à ses codes couleur (Color Code, 6088 installations)...
C'est clairement le genre d'applications de niche qui ne sont pas empaquetées par les distributions et qu'il fallait autrefois compiler soi-même à partir du code récupéré sur GitHub. Je suis bien content que ce soit désormais facilement installable par tout un chacun, avec le suivi des mises à jour qui va bien.
Sur Flathub, les manifestes de construction sont publics. S'il y a le moindre souci, la communauté peut faire des rapports de bugs ou soumettre des correctifs.
Hormis quelques rares logiciels (comme les navigateurs), en dehors des distributions en développement continu comme Arch, chez les autres ça attendra toujours la version suivante de leur distribution. Tandis qu'avec Flatpak, c'est bien l'ensemble de la logithèque utilisateur qui est mise à jour.
D'ailleurs, je ne l'ai pas soulevé dans les avantages, mais toutes les distributions n'ont clairement pas les ressources humaines de Debian. Budgie, Linux Mint ou elementary OS, pour ne citer qu'elles, sont bien contentes de bénéficier de toute la logithèque de Flathub.
J'ai 72 applications en Flatpak et n'ai encore jamais rencontré le moindre problème. Donc en ce qui me concerne, ça vaut ce que ça vaut, mais la promesse est pour le moment bien tenue.
Utilisateur satisfait de GNOME et de tout son écosystème d'applications Adwaita, la seule application Qt que j'utilise, c'est qBittorrent. Ça a peut être changé depuis (je trouverai tout de même ça étonnant), mais autrefois, avec le paquet Fedora RPM, ça utilisait le sélecteur de fichiers de KDE. C'est depuis que j'utilise tout en Flatpak qu'il utilise désormais celui de GNOME.
Par contre, j'ai récemment lu que la dernière version de GTK utiliserait le portail pour le sélecteur de fichiers, que les applications soient sandboxées ou non. C'est peut-être déjà le cas chez KDE / Qt ? (sans oublier tous les autres toolkits...)
Je trouve d'ailleurs que le principe des portails, créés initialement pour les applications sandboxées, devrait grandement aider le développement d'applications, et que ces dernières soient bien mieux intégrées à chaque environnement de bureau.
Parce qu'autrefois, il y avait bien les spécifications Freedesktop, mais les différents environnements de bureau et les développeurs d'application n'étaient pas obligés de les suivre et d'implémenter rapidement les dernières versions. Désormais, avec Flatpak, qui doit fonctionner de la même manière chez tout le monde, j'ai l'impression qu'il y a bien plus d'obligation à tout bien respecter et que tout soit bien carré 🤔
Ça n'a jamais été le cas. Quand je parlais du cache, je ne parlais pas des paquets en cache. Avec apt remove --purge ça va te nettoyer ce qu'il connaissait au moment de l'installation. Si l'application créée ou télécharge tout plein de fichiers après coup, ça ne va rien te nettoyer.
Ça fait de nombreuses années que je n'ai plus utilisé Debian en tant que poste de travail et ça a peut être changé depuis, mais dans mes souvenirs, ça se contentait de dire que le répertoire en question n'était pas vide et n'avait donc pas pu être supprimé. À l'utilisateur de faire lui-même la suppression manuellement. Ce que ne feront jamais la majorité des utilisateurs, qui se retrouvent donc avec un système de plus en plus pourri au fil du temps.
Avec Flatpak au moins, tout est carré. Un dossier pour l'application elle-même, un autre pour tout ce qui touche aux paramètres, cache et compagnie. Lors de la désinstallation, ça te laisse le choix de garder ou non les paramètres et données ou de tout supprimer définitivement.