La facture électronique, en soit je trouve ça pas mal. Aujourd'hui j'édite manuellement les quelques rares factures que j'émets en espérant que je respecte bien les obligations. On peut espérer de plus fortes garanties là dessus avec un service dédié. On peut aussi espérer des garanties de conservations, et même peut-être des déclarations directes à l'URSSAF : une étape de moins (bon, ça, je ne pense pas que ça arrivera cela dit).
Par contre, l'obligation de passer par un prestataire privé, c'est quand même un problème :
Les factures électroniques transiteront sur une plateforme utilisée par l'émetteur et le destinataire de la facture. Celle-ci sera nécessairement une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) accréditée par l'administration fiscale. Le portail public de facturation n'étant finalement pas mis en place.
Au lieu de se tuer à mettre en place des processus pour auditer et accréditer des boites privées qui ne devraient avoir rien avoir avec l'activité d'une autre boite, je préférerais que le service public mette en place une plateforme pour ça, avec des API solides si besoin. Libre ensuite à des boites privées pour fournir des services autour, et libre aux entreprises de les utiliser ou non.
Là, on va avoir le droit à une usine à gaz qui coûte plus cher (il n'y a pas de mystère, on va forcément payer le temps de travail nécessaire à mettre en place une plateforme de facturation électronique), impliquant des intermédiaires indésirables.
C'est comme pour les bulletins de salaires électroniques, c'est naze de devoir passer par des "coffres forts" privés. C'est comme France Connect +.
Le service public doit se donner les moyens de fournir les outils nécessaires pour respecter. Mais bon, cette logique libérale n'est pas étonnante. On a, collectivement, voté pour.
# Obligation de passer par un prestataire privé
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au lien « Une très mauvaise nouvelle » : les petites entreprises vont devoir passer à la facturation électro. Évalué à 10.
L'actualité sur le site du service public : https://entreprendre.service-public.fr/actualites/A15683
La facture électronique, en soit je trouve ça pas mal. Aujourd'hui j'édite manuellement les quelques rares factures que j'émets en espérant que je respecte bien les obligations. On peut espérer de plus fortes garanties là dessus avec un service dédié. On peut aussi espérer des garanties de conservations, et même peut-être des déclarations directes à l'URSSAF : une étape de moins (bon, ça, je ne pense pas que ça arrivera cela dit).
Par contre, l'obligation de passer par un prestataire privé, c'est quand même un problème :
Au lieu de se tuer à mettre en place des processus pour auditer et accréditer des boites privées qui ne devraient avoir rien avoir avec l'activité d'une autre boite, je préférerais que le service public mette en place une plateforme pour ça, avec des API solides si besoin. Libre ensuite à des boites privées pour fournir des services autour, et libre aux entreprises de les utiliser ou non.
Là, on va avoir le droit à une usine à gaz qui coûte plus cher (il n'y a pas de mystère, on va forcément payer le temps de travail nécessaire à mettre en place une plateforme de facturation électronique), impliquant des intermédiaires indésirables.
C'est comme pour les bulletins de salaires électroniques, c'est naze de devoir passer par des "coffres forts" privés. C'est comme France Connect +.
Le service public doit se donner les moyens de fournir les outils nécessaires pour respecter. Mais bon, cette logique libérale n'est pas étonnante. On a, collectivement, voté pour.