Il me semble que l'attitude conservatrice (qui semble être un peu réservée aux gens qui ont un certain âge ET une certaine culture de l'informatique, donc au final pas grand monde) n'a pas beaucoup d'éléments pour elle.
Par exemple, application web vs application mobile : les questions de vie privée, de sécurité, et de partage des données me semblent assez artificielles, puisque certes, l'application web peut tourner dans un LL comme Firefox, mais ça n'empêche absolument pas au serveur de faire absolument ce qu'il veut avec les données. "Pire" même, une application pour smartphone bien faite peut raisonnablement être considérée comme plus sécurisée; a priori, les attaques de type mitm sont plus difficiles si le client et le serveur sont développés par la même équipe; par ailleurs le développement en est simplifié (pas besoin d'auditer plusieurs navigateurs, etc). J'ai d'ailleurs l'impression que de récentes décisions judiciaires font peser sur la banque la responsabilité des transactions frauduleuses, ce qui légitimise le blocage des API et de l'accès aux comptes par des clients tiers qui n'appartiennent pas à la banque.
un réceptacle à applis qui me coute alors qu'il fait des économies aux commerces est scandaleux à mon sens.
Pas plus que d'apporter tes tupperwares pour acheter en vrac, à scanner tes articles aux caisses automatiques, à aller commander au bar plutôt que d'attendre qu'un serveur se pointe...
Ils nous imposent, ils me radicalisent.
Pour un service public, tu peux tenter de faire valoir tes droits. Pour un service privé, tu peux passer à la concurrence, puis changer encore, puis changer encore, puis finalement soit payer un service "de luxe" qui te fournit ce dont tu as besoin, ou ne plus rien avoir du tout. C'est le truc de "Jamais je n'accepterai le compteur Linky", "Jamais on ne me forcera à prendre un abonnement fibre alors que j'ai l'ADSL", etc. Tu résistes, personne ne comprend vraiment pourquoi, et peut-être à un moment tu ne comprendras même plus pourquoi. En tout cas, autant je comprends les arguments d'hygiène numérique pour guichet vs numérique, autant appli smartphone vs appli web, c'est quand même pas très tranché.
Je me rappelle avoir fait un petit trou dans ma première carte de payement avec l'option "sans contact", en m'imaginant me faire tirer mon fric par n'importe qui sans voir l'intérêt du bidule (je n'avais pas entouré mon portefeuille de papier alu, mais pas loin). Et 5 ans après, j'utilise ça tous les jours, je trouverais ridicule qu'un commerçant ne propose pas l'option, je trouve finalement assez dangereux de prendre le risque de se faire bouffer sa carte en l'insérant dans les terminaux de parkings ou de péage, et je serais très favorable à l'idée de payer les transports en commun de cette manière par exemple... Et du coup, a posteriori, il me semble qu'il n'y avait aucune raison valable pour s'opposer au "portefeuille électronique" (c'est marrant, on ne dit plus ça du tout maintenant). Tout ça pour dire que je me méfie quand même beaucoup des oppositions de principe.
# Nous sommes des êtres corruptibles...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Après la boutique des JO, c'est au tour de la banque, et d'ici dix ans..de tout le reste?. Évalué à 2.
Il me semble que l'attitude conservatrice (qui semble être un peu réservée aux gens qui ont un certain âge ET une certaine culture de l'informatique, donc au final pas grand monde) n'a pas beaucoup d'éléments pour elle.
Par exemple, application web vs application mobile : les questions de vie privée, de sécurité, et de partage des données me semblent assez artificielles, puisque certes, l'application web peut tourner dans un LL comme Firefox, mais ça n'empêche absolument pas au serveur de faire absolument ce qu'il veut avec les données. "Pire" même, une application pour smartphone bien faite peut raisonnablement être considérée comme plus sécurisée; a priori, les attaques de type mitm sont plus difficiles si le client et le serveur sont développés par la même équipe; par ailleurs le développement en est simplifié (pas besoin d'auditer plusieurs navigateurs, etc). J'ai d'ailleurs l'impression que de récentes décisions judiciaires font peser sur la banque la responsabilité des transactions frauduleuses, ce qui légitimise le blocage des API et de l'accès aux comptes par des clients tiers qui n'appartiennent pas à la banque.
Pas plus que d'apporter tes tupperwares pour acheter en vrac, à scanner tes articles aux caisses automatiques, à aller commander au bar plutôt que d'attendre qu'un serveur se pointe...
Pour un service public, tu peux tenter de faire valoir tes droits. Pour un service privé, tu peux passer à la concurrence, puis changer encore, puis changer encore, puis finalement soit payer un service "de luxe" qui te fournit ce dont tu as besoin, ou ne plus rien avoir du tout. C'est le truc de "Jamais je n'accepterai le compteur Linky", "Jamais on ne me forcera à prendre un abonnement fibre alors que j'ai l'ADSL", etc. Tu résistes, personne ne comprend vraiment pourquoi, et peut-être à un moment tu ne comprendras même plus pourquoi. En tout cas, autant je comprends les arguments d'hygiène numérique pour guichet vs numérique, autant appli smartphone vs appli web, c'est quand même pas très tranché.
Je me rappelle avoir fait un petit trou dans ma première carte de payement avec l'option "sans contact", en m'imaginant me faire tirer mon fric par n'importe qui sans voir l'intérêt du bidule (je n'avais pas entouré mon portefeuille de papier alu, mais pas loin). Et 5 ans après, j'utilise ça tous les jours, je trouverais ridicule qu'un commerçant ne propose pas l'option, je trouve finalement assez dangereux de prendre le risque de se faire bouffer sa carte en l'insérant dans les terminaux de parkings ou de péage, et je serais très favorable à l'idée de payer les transports en commun de cette manière par exemple... Et du coup, a posteriori, il me semble qu'il n'y avait aucune raison valable pour s'opposer au "portefeuille électronique" (c'est marrant, on ne dit plus ça du tout maintenant). Tout ça pour dire que je me méfie quand même beaucoup des oppositions de principe.