C'est énormément plus que les statistiques habitelles sur les taux d'imposition des milliardaires (voir les données ci-dessous, on devrait plutôt être sous les 5%)
Ah ben je comprends mieux pourquoi on lui a donné la Légion d'Honneur maintenant...
C'est des formules toutes faites. Techniquement, il paye probablement bien plus que ce qu'il coûte à l'État (même s'il faudrait faire le calcul si tu veux compter en plus de ses besoins personnels en service public ce que ses entreprises utilisent, mais là c'est comme le bilan carbone, c'est pas évident et souvent idéologique de décider de la part à attribuer aux dirigeants et aux clients).
Qu'il verse plus que ce qu'il coûte à l'État, peut-être, comme nombre de contribuables d'ailleurs, c'est un peu absurde comme argument. Si tout ceux qui le peuvent paient uniquement ce qu'ils récupèrent, la redistribution est en pratique de 0, et les moins fortunés sont abandonnés totalement.
En fait, ton argument implicite est que l'impôt des riches doit surcompenser leur utilisation des services publics parce que l'impôt a un objectif redistributif.
Non, mon argument c'est que tout le monde doit contribuer équitablement à la société, même les plus riches. Et là on a un privilège basé sur la fortune: "si je suis riche, je devrais pouvoir contribuer moins que les autres au nom de ma fortune!".
Je suis plutôt d'accord, mais c'est une opinion politique, et figure-toi que les milliardaires ont une autre opinion.
Les milliardaires ont comme opinion qu'ils ne devraient pas être assujettis aux mêmes lois et aux mêmes devoirs que la plèbe. Et tu trouves que ça se défend?
C'est bien documenté par Cory Doctorow: il devrait y avoir un groupe privilégié que la loi protège mais ne contraint pas, et un groupe populaire que la loi contraint mais ne protège pas. On est en plein dans ce délire!
Cette ligne de pensée est assez moderne (début du XXe siècle), et n'est pas liée du tout à la notion d'impôt; l'idée est de d'exploiter un effet secondaire de l'impôt pour atteindre d'autres objectifs (sociétaux) que de simplement financer les services publics.
L'idée est qu'on a choisi un mode de société qui inclut un volet social, et un petit groupe de super-privilégiés démonte méthodiquement parce qu'ils se plaisent mieux dans une société féodale où leur fortune fait d'eux les tout-puissants. Et ce qui est extraordinaire, c'est qu'ils ont réussi à convaincre des gens qui sont clairement de la merde à leurs yeux de défendre leur point de vue.
On voit bien avec le réchauffement climatique qu'un consensus sur l'observation d'un phénomène ne garantit pas qu'il existe une solution et encore moins qu'on se mette d'accord sur une solution.
Tu as un train de retard.
-Il n'y a pas de réchauffement climatique.—quasi obsolète
-Il y a un réchauffement climatique, mais il n'est pas d'origine humaine.—un peu obsolète, mais retrouve un peu de vigueur grâce à une propagande efficace
-Il y a un réchauffement climatique, il est d'origine humaine, mais il n'y a pas de consensus sur les solutions—ferait s'étrangler les climatologues et les gens qui présentent les solutions depuis des décennies, mais a une bonne prise sur la société grâce à un lobbying intensif et l'appui de politiciens ignares et/ou corrompus
Tu te souviens de la Convention Citoyenne sur le Climat? Tu prends des gens au hasard, ils se mettent d'accord, c'est la définition d'un consensus, puis on met tout à la poubelle.
Tu te souviens aussi de "ce quinquennat sera écologiste ou ne sera pas"? On vient de sabrer le budget sur l'écologie, mais c'est mieux ça que d'avoir un PM de gauche. C'est un choix de priorité.
C'est quoi ton argument? On se dirige vers ça par et pour la volonté du peuple, qui vote pour des candidats donc le programme va explicitement dans cette direction.
C'est vrai? Tu veux parier ce que ça donnerait un sondage sur "Souhaitez-vous établir un nouveau régime entre oligarchie et féodalisme où vous serez des gueux mais les milliardaires qui dirigeront le pays promettent d'être sympas avec vous?".
Personne n'est pris en traitre.
Tu veux dire que si un candidat annonce n'être ni de gauche ni de droite et que finalement il est très très à droite, il n'y a évidemment pas eu tromperie? (je ne vais pas faire la liste de ses discours et des actes qui vont à l'exact opposé).
L'argumentaire redistributif est faible parce que les gens sont convaincus, à tort ou à raison, que leur niveau de vie a plus de chances de s'améliorer par leurs efforts individuels et leur soumission éventuelle à des puissants que par une contribution collective.
Parce qu'ils sont convaincus par des médias privés presque tous possédés par des milliardaires ou un service public qu'on bientôt fini de mettre au pas?
Je ne vois pas comment faire semblant de ne pas comprendre les arguments de ceux qui ne sont pas d'accord avec toi puisse avoir la moindre chance de les faire changer d'avis!
J'attends toujours un argument qui défend l'existence d'une caste de privilégiés dans un pays dont la devise est "Liberté, égalité, fraternité".
[^] # Re: Est-ce informatif?
Posté par Maclag . En réponse au lien Quelle est réellement la fortune de Bernard Arnault ?. Évalué à 7.
Ah ben je comprends mieux pourquoi on lui a donné la Légion d'Honneur maintenant...
Qu'il verse plus que ce qu'il coûte à l'État, peut-être, comme nombre de contribuables d'ailleurs, c'est un peu absurde comme argument. Si tout ceux qui le peuvent paient uniquement ce qu'ils récupèrent, la redistribution est en pratique de 0, et les moins fortunés sont abandonnés totalement.
Non, mon argument c'est que tout le monde doit contribuer équitablement à la société, même les plus riches. Et là on a un privilège basé sur la fortune: "si je suis riche, je devrais pouvoir contribuer moins que les autres au nom de ma fortune!".
Les milliardaires ont comme opinion qu'ils ne devraient pas être assujettis aux mêmes lois et aux mêmes devoirs que la plèbe. Et tu trouves que ça se défend?
C'est bien documenté par Cory Doctorow: il devrait y avoir un groupe privilégié que la loi protège mais ne contraint pas, et un groupe populaire que la loi contraint mais ne protège pas. On est en plein dans ce délire!
L'idée est qu'on a choisi un mode de société qui inclut un volet social, et un petit groupe de super-privilégiés démonte méthodiquement parce qu'ils se plaisent mieux dans une société féodale où leur fortune fait d'eux les tout-puissants. Et ce qui est extraordinaire, c'est qu'ils ont réussi à convaincre des gens qui sont clairement de la merde à leurs yeux de défendre leur point de vue.
Tu as un train de retard.
-Il n'y a pas de réchauffement climatique.—quasi obsolète
-Il y a un réchauffement climatique, mais il n'est pas d'origine humaine.—un peu obsolète, mais retrouve un peu de vigueur grâce à une propagande efficace
-Il y a un réchauffement climatique, il est d'origine humaine, mais il n'y a pas de consensus sur les solutions—ferait s'étrangler les climatologues et les gens qui présentent les solutions depuis des décennies, mais a une bonne prise sur la société grâce à un lobbying intensif et l'appui de politiciens ignares et/ou corrompus
Tu te souviens de la Convention Citoyenne sur le Climat? Tu prends des gens au hasard, ils se mettent d'accord, c'est la définition d'un consensus, puis on met tout à la poubelle.
Tu te souviens aussi de "ce quinquennat sera écologiste ou ne sera pas"? On vient de sabrer le budget sur l'écologie, mais c'est mieux ça que d'avoir un PM de gauche. C'est un choix de priorité.
C'est vrai? Tu veux parier ce que ça donnerait un sondage sur "Souhaitez-vous établir un nouveau régime entre oligarchie et féodalisme où vous serez des gueux mais les milliardaires qui dirigeront le pays promettent d'être sympas avec vous?".
Tu veux dire que si un candidat annonce n'être ni de gauche ni de droite et que finalement il est très très à droite, il n'y a évidemment pas eu tromperie? (je ne vais pas faire la liste de ses discours et des actes qui vont à l'exact opposé).
Parce qu'ils sont convaincus par des médias privés presque tous possédés par des milliardaires ou un service public qu'on bientôt fini de mettre au pas?
J'attends toujours un argument qui défend l'existence d'une caste de privilégiés dans un pays dont la devise est "Liberté, égalité, fraternité".