Posté par Moonz .
En réponse au journal Le Rationalisme.
Évalué à 2.
Dernière modification le 03 février 2025 à 15:52.
J'ai un peu l'impression que c'est une manière très très obscure d'appeler à une approche scientifique (ou scientiste) de la société, un peu à la manière des mouvements "zététiques".
Non, il n’y a pas vraiment d’approche politique/sociale. Le plus proche est le mouvement EA, que je n’ai volontairement pas abordé dans le journal.
Faisons rapidement un peu de philosophie.
J’observe que le soleil se lève à l’est tous les matins depuis que je suis en vie — et j’ai le témoignage de mes parents et grand-parents que c’est le cas depuis qu’ils sont en vie.
À quel point la conclusion : "demain le soleil se lèvera à l’est" découle de cette observation ?
C’est grosso-modo le point d’entrée de ce qu’on appelle l’épistémologie : qu’est-ce que la connaissance ? le savoir ? La question précédente (sur la validité de la conclusion "le soleil se lèvera à l’est") s’appelle "Le Problème de l’Induction".
C’est le genre de problème auquel l’Ukemisme s’intéresse. Si on veut vraiment simplifier : c’est une nouvelle école de pensée sur la question de l’épistémologie.
La théorie des probabilités semble te faire ticker. Pourquoi est-ce considéré comme un pilier ? Prenons le Rasoir d’Ockham. Le rasoir d’Ockham est une heuristique prisée des philosophes, mais qui fait tout de même débat (Heinlein a un bon mot là dessus). Peut-on faire mieux ?
Oui, on peut. On peut formaliser le rasoir d’Ockham dans le contexte de l’apprentissage PAC.
Pourquoi fait on tellement confiance à la théorie des probabilités ?
Parce que Richard Cox a montré que la théorie des probabilités découle nécessairement d’un nombre minimal de desideratas de tout processus de raisonnement cohérent. Ce n’est pas juste une théorie parlant de lancers de dés et de dénombrement et de distributions normales. C’est une théorie qui décrit la cohérence d’un système de savoir/croyances, et comment ce système doit évoluer lors de l’obtention de nouvelles informations.
[^] # Re: Verbiage...
Posté par Moonz . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 2. Dernière modification le 03 février 2025 à 15:52.
Non, il n’y a pas vraiment d’approche politique/sociale. Le plus proche est le mouvement EA, que je n’ai volontairement pas abordé dans le journal.
Faisons rapidement un peu de philosophie.
J’observe que le soleil se lève à l’est tous les matins depuis que je suis en vie — et j’ai le témoignage de mes parents et grand-parents que c’est le cas depuis qu’ils sont en vie.
À quel point la conclusion : "demain le soleil se lèvera à l’est" découle de cette observation ?
C’est grosso-modo le point d’entrée de ce qu’on appelle l’épistémologie : qu’est-ce que la connaissance ? le savoir ? La question précédente (sur la validité de la conclusion "le soleil se lèvera à l’est") s’appelle "Le Problème de l’Induction".
C’est le genre de problème auquel l’Ukemisme s’intéresse. Si on veut vraiment simplifier : c’est une nouvelle école de pensée sur la question de l’épistémologie.
La théorie des probabilités semble te faire ticker. Pourquoi est-ce considéré comme un pilier ? Prenons le Rasoir d’Ockham. Le rasoir d’Ockham est une heuristique prisée des philosophes, mais qui fait tout de même débat (Heinlein a un bon mot là dessus). Peut-on faire mieux ?
Oui, on peut. On peut formaliser le rasoir d’Ockham dans le contexte de l’apprentissage PAC.
Pourquoi fait on tellement confiance à la théorie des probabilités ?
Parce que Richard Cox a montré que la théorie des probabilités découle nécessairement d’un nombre minimal de desideratas de tout processus de raisonnement cohérent. Ce n’est pas juste une théorie parlant de lancers de dés et de dénombrement et de distributions normales. C’est une théorie qui décrit la cohérence d’un système de savoir/croyances, et comment ce système doit évoluer lors de l’obtention de nouvelles informations.