• [^] # Re: Verbiage...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 7. Dernière modification le 03 février 2025 à 13:34.

    Mhm, oui. J'ai eu tant de mal à suivre ces deux journaux que j'ai abandonné.

    J'ai essayé de comprendre pourquoi sur ce journal, et je pense que :

    • ça manque de structure (avec des sections qui ont des titres, un plan)
    • ça manque de ligne directrice (d'où on part et vers où on souhaite amener les lecteurs et les lectrices)
    • ça manque de définitions avant usage des termes
    • le texte a été frappé par la malédiction de la connaissance
    • la manière de progresser ne me correspond pas. Un symptôme de cette manière de progresser est la présence de motifs du style "[A]. Pourquoi ? [B]". En réalité, B est arrivé avant A, du coup si on veut partir du début et arriver à la fin, potentiellement B devrait être présenté avant A. De fait, ça peut totalement inverser le sens du texte. Autrement dit, pour saisir qu'il y a un problème à résoudre, on devrait déjà être mis au courant de B, et ensuite A devient une implication présentée après. Évidemment, un texte très bien rédigé pourra transgresser cette règle çà et là pour un peu de dynamisme et ne pas faire mourir les gens d'ennui.

    Je note une motivation présentée au début, ça aide bien. Mais je n'ai pas le contexte pour la comprendre : le terme "Séquences" en majuscule est utilisé mais je ne sais pas à quoi ça fait référence.

    Ce journal propose par exemple de renommer un concept qui n'est alors pas encore présenté. Donc on sent qu'il y a un problème et qu'on essaie de lui couper l'herbe sur le pied (on n'a pas encore le problème dans le monde francophone), mais on ne comprend pas les tenants et les aboutissants. On comprend que le terme initial n'est pas approprié du point de vue de certaines personne, mais on ne saisit pas pourquoi.

    Une manière qui marche bien pour s'adresser à moi avec un long texte :

    • présenter clairement un problème qu'il faut résoudre et proposer une solution
      • décrire le problème à l'aide de concepts définis au préalable
      • décrire une solution à l'aide de concepts définis au préalable
    • Si on propose un changement, faire un état des lieux bien défini, présenter les problèmes de l'existant, et introduire la proposition.

    Et après, ce qu'on voit en philosophie ou en littérature au lycée marche plutôt bien :
    - intro
    - un poil de contexte, avec une motivation
    - présenter le sujet / l'objet / le problème de façon concise
    - définir les termes du sujet
    - on peut sauter la présentation verbeuse textuel du plan et la remplacer par des liens ficelés entre les parties
    - parties et sous partie qu'on titre et qu'on lie entre elles (ouais, contrairement à certaines consignes de ne surtout pas mettre des titres explicites aux sections mais d'en faire des premières phrases de paragraphe, on pourra présenter un plan clair)
    - conclusion

    D'autres schémas marchent probablement bien, l'important soit qu'en tant qu'ignorant total du sujet, je sache à tout moment d'où on part et où on va, que je comprenne les termes centraux utilisés (et donc qu'ils soient définis avant leur utilisation, ou juste à côté), et pourquoi je devrais continuer à lire. Surtout au début.

    Le contexte étant que j'ai une lecture relativement lente et pénible, et une concentration du st... oh un oiseau ! D'ailleurs le précédent journal joue un peu avec ça volontairement xD. Et j'ai une mémoire de travail très courte. Donc je suis vite perdu en lisant un truc. D'ailleurs, pour cette raison, un max de concision est très appréciée.

    Le sujet partait avec un avantage : les biais cognitifs, ça m'intéresse, des bons raisonnements, ça m'intéresse, je veux en savoir plus :-)

    Un bon exemple de sujet compliqué et un peu long qui est bien passé hier malgré la fatigue complète dans laquelle j'étais à cause de FOSDEM et du boulot intense ces derniers mois : https://www.ralfj.de/blog/2020/12/14/provenance.html

    Voilà, j'espère que ce commentaire trouvera son utilité, il est là pour suggérer plus que pour donner des leçons, j'espère d'ailleurs qu'il sera perçu comme tel. Je présente bien mon rapport personnel avec les textes, on sait très bien qu'un même style d'écriture accroche très bien une personne et très mal une autre, et que chacun·e a le sien. Je pense que je suis très scolaire, de ce point de vu.

    (bien sûr, je trouvais les règles des dissertations au lycée très pénibles et rigides, mais je vois maintenant très bien pourquoi elles existent)