Après re-visionnage, la question n'était pas de savoir si la NSA avait imposé mais si les USA l'avait approché pour mettre une backdoor.
C'est exact. Mais le raisonnement reste le même (de toute façon, je définissais l'anecdote comme un joke, le code a été scruté à la suite de cette blague, et ça se serait sûrement su si la chose avait été effective).
Personnellement, vu les gouvernements actuels en vigueur en Europe, je ne suis pas certain que ça serve mes intérêts que la backdoor soit Européenne plutôt qu'États-Unienne.
T'inquiète pas pour ça, c'est en grande partie déjà fait et continue de se perfectionner, non via les OS mais via les boîtes noires des FAI.
Une backdoor dans le cœur du noyau (et par la suite dans toutes les distros, sans même parler d'Android), n'est pas la même chose qu'une backdoor dans une compil particulière de linux pour l'intégrer dans une distro nationale (comme l'a sûrement fait l'État chinois dans la distro destinée à ses citoyens).
Le problème des backdoors états-uniennes (ou chinoises, qu'on pourrait facilement imaginer présentes dans les stupidphones de marque chinoise) ne se ressent pas au niveau individuel mais au niveau géopolitique, c'est l'espionnage industriel ou politique. Staline, par exemple, a bien baladé Roosevelt durant la conf de Yalta et obtenu ce qu'il voulait grâce aux écoutes dans l'hôtel de Roosevelt et Churchill, donc connaissant leurs discussions et leurs positions respectives et les limites qu'il pouvait franchir ou non. Aujourd'hui les choses sont bien plus complexes, mais les informations peuvent être beaucoup plus précises.
Mais de toute façon, le gros problème n'est pas tant de backdoors que de dépendre de boîtes états-uniennes, avec la conséquence que le gouvernement US peut brandir la menace de démolir un pan économique du pays (ou région) visé, comme il l'a fait avec la Chine, par exemple. Sauf que l'Europe n'a pas la même résilience que la Chine, et ne pourra en aucun cas réagir aussi rapidement qu'elle l'a fait. Les instances européennes seraient bien avisées de s'y mettre dès à présent.
On a en ce moment la question du Groenland que Trump a mis sur le tapis, plus le probable sacrifice de l'Ukraine qui risque de faire les frais d'un accord direct Russie-USA, comme Trump l'a laissé entendre (quelle idée de vouloir régler un problème entre deux belligérants sans la présence de l'un des deux !!!). Il est prévisible que si le cas se présente, l'Europe se couche comme un chien bien dressé, après les protestations d'usage ; peut-être que le jeu pourrait être différent si l'Europe comme entité était plus indépendante du bon vouloir des USA.
NB : je ne me fais pas d'illusions, les liens de sujétion sont tels que c'est probablement trop tard.
[^] # Re: Question d'indépendance ?
Posté par sebas . En réponse au journal Facebook bloque les news sur Linux pour "menace pour la cybersécurité". Évalué à 9. Dernière modification le 30 janvier 2025 à 20:33.
C'est exact. Mais le raisonnement reste le même (de toute façon, je définissais l'anecdote comme un joke, le code a été scruté à la suite de cette blague, et ça se serait sûrement su si la chose avait été effective).
T'inquiète pas pour ça, c'est en grande partie déjà fait et continue de se perfectionner, non via les OS mais via les boîtes noires des FAI.
Une backdoor dans le cœur du noyau (et par la suite dans toutes les distros, sans même parler d'Android), n'est pas la même chose qu'une backdoor dans une compil particulière de linux pour l'intégrer dans une distro nationale (comme l'a sûrement fait l'État chinois dans la distro destinée à ses citoyens).
Le problème des backdoors états-uniennes (ou chinoises, qu'on pourrait facilement imaginer présentes dans les stupidphones de marque chinoise) ne se ressent pas au niveau individuel mais au niveau géopolitique, c'est l'espionnage industriel ou politique. Staline, par exemple, a bien baladé Roosevelt durant la conf de Yalta et obtenu ce qu'il voulait grâce aux écoutes dans l'hôtel de Roosevelt et Churchill, donc connaissant leurs discussions et leurs positions respectives et les limites qu'il pouvait franchir ou non. Aujourd'hui les choses sont bien plus complexes, mais les informations peuvent être beaucoup plus précises.
Mais de toute façon, le gros problème n'est pas tant de backdoors que de dépendre de boîtes états-uniennes, avec la conséquence que le gouvernement US peut brandir la menace de démolir un pan économique du pays (ou région) visé, comme il l'a fait avec la Chine, par exemple. Sauf que l'Europe n'a pas la même résilience que la Chine, et ne pourra en aucun cas réagir aussi rapidement qu'elle l'a fait. Les instances européennes seraient bien avisées de s'y mettre dès à présent.
On a en ce moment la question du Groenland que Trump a mis sur le tapis, plus le probable sacrifice de l'Ukraine qui risque de faire les frais d'un accord direct Russie-USA, comme Trump l'a laissé entendre (quelle idée de vouloir régler un problème entre deux belligérants sans la présence de l'un des deux !!!). Il est prévisible que si le cas se présente, l'Europe se couche comme un chien bien dressé, après les protestations d'usage ; peut-être que le jeu pourrait être différent si l'Europe comme entité était plus indépendante du bon vouloir des USA.
NB : je ne me fais pas d'illusions, les liens de sujétion sont tels que c'est probablement trop tard.