Historiquement, une personne qui ne se préoccupe pas du genre, c'est pas dans la case lesbienne qu'on va la mettre, mais plus dans "bisexuel/pansexuel", un point qui est notoirement un souci pour certaines théories politiques du lesbianisme comme détaillé dans Bisexuality and the Challenge to Lesbian Politics. Mais n'en déplaise aux puristes, des femmes qui se revendiquent lesbiennes et qui couchent avec des mecs cis, ça existe et c'est une discussion depuis toujours (on peut le voir par exemple dans Go Fish de Rose Troche, film lesbien par excellence ou un des personnages a une relation avec un homme et elle imagine le tribunal de ses amies pour cette transgression dans un passage).
De même, des personnes qui revendiquent une fluidité de genre et une certaine androgynie, c'est dans la case NB (et suivant les personnes et les définitions, sous une ombrelle "trans") qu'on va les mettre. Les personnes non binaires défilaient avec les personnes trans lors des marches des fiertés à Paris les dernières fois ou j'ai été marché.
Finalement, l'arrêt Mousse c. SNCF du début du mois qui a comme effet de diminuer l'emprise du genre via la RGPD (en permettant de ne pas le donner, et en permettant d'avoir plus que Mr/Mme) a été poussé par des personnes trans/NB et intersexuées.
Se revendiquer en faveur d'une suppression du genre (le fameux agenrisme évoqué) et en même temps vouloir séparer les combats des personnes trans des combats des personnes bisexuelles (parce que oui, le B de LGBT, c'est pas pour la rime), c'est un contresens absurde.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 4.
Tout le raisonnement ne tient pas trop la route.
Historiquement, une personne qui ne se préoccupe pas du genre, c'est pas dans la case lesbienne qu'on va la mettre, mais plus dans "bisexuel/pansexuel", un point qui est notoirement un souci pour certaines théories politiques du lesbianisme comme détaillé dans Bisexuality and the Challenge to Lesbian Politics. Mais n'en déplaise aux puristes, des femmes qui se revendiquent lesbiennes et qui couchent avec des mecs cis, ça existe et c'est une discussion depuis toujours (on peut le voir par exemple dans Go Fish de Rose Troche, film lesbien par excellence ou un des personnages a une relation avec un homme et elle imagine le tribunal de ses amies pour cette transgression dans un passage).
De même, des personnes qui revendiquent une fluidité de genre et une certaine androgynie, c'est dans la case NB (et suivant les personnes et les définitions, sous une ombrelle "trans") qu'on va les mettre. Les personnes non binaires défilaient avec les personnes trans lors des marches des fiertés à Paris les dernières fois ou j'ai été marché.
Finalement, l'arrêt Mousse c. SNCF du début du mois qui a comme effet de diminuer l'emprise du genre via la RGPD (en permettant de ne pas le donner, et en permettant d'avoir plus que Mr/Mme) a été poussé par des personnes trans/NB et intersexuées.
Se revendiquer en faveur d'une suppression du genre (le fameux agenrisme évoqué) et en même temps vouloir séparer les combats des personnes trans des combats des personnes bisexuelles (parce que oui, le B de LGBT, c'est pas pour la rime), c'est un contresens absurde.