• [^] # Re: Une conférence à ce sujet

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Quand les chercheurs trichent : l’exemple des « phrases torturées » . Évalué à 3. Dernière modification le 18 janvier 2025 à 17:10.

    Faire partie d'un comité éditorial d'un journal compte plus. C'est visible.
    Et, c'est payé ça ?

    Hum... je ne pense pas. On reçoit des emails du genre "Invitation of Joining the Editorial Board/Reviewer Team of..." plusieurs fois par semaine. Par exemple sur la page du journal suivant, il y a un cadre "As an Editorial Board Member, You will Benefit from:" :

    http://www.amjcst.net/jy/AtlQ1

    Le premier point est "Enhance your academic influence and enrich your resume." Le dernier est "Enjoy special discounts on Article Processing Charges". Mais là c'est au labo que ça bénéficie, ou au budget de l'équipe. Le chercheur publique pourra valoriser ça de différentes façons mais pour l'aspect financier, ça viendra plus tard avec les éventuelles promotions.

    Une grande partie du travail est donc faite, du point de vue de l'entreprise (l'éditeur), gratuitement : écriture de l'article, partiellement la mise en page (voire une grande partie de la mise en page si c'est du LaTeX), relecture d'autres articles, participation à un comité éditorial scientifique...

    Si tu veux gagner de l'argent de ta plume, c'est possible en écrivant un livre d'enseignement ou de vulgarisation. Là tu es rémunéré en droits d'auteur (il y a une case pour les impôts). Mais les auteurs ne sont pas très bien rémunérés, donc vu le boulot ça sera plus pour le plaisir (ou encore le prestige) que pour arrondir les fins de mois. Encore plus si tu écris en français. Je n'ai pas essayé d'écrire un livre mais j'ai déjà vu des chiffres, en particulier d'un auteur américain dont le livre sur Fortran a plutôt bien marché (toutes proportions gardées vu le sujet).

    Ou alors il faut s’appeler Hubert Reeves... (pour notre génération)