Tu ne vois pas l’intérêt de la tribune parce que tu ne vois pas l’intérêt du pseudonymat et de la très grande liberté de ton qu’il permet. L’intérêt est réel. À l’instar de la faculté de s’absoudre du cadre des « bonnes manières » et du consensus social majoritaire sur ce que doit être la politesse et la bien-séance, on ouvre son esprit bien plus largement.
Non. S'enthousiasmer de pouvoir s'absoudre des bonnes manières, de la politesse et de la bien-séance est bel et bien un problème. Même les membres de cette tribune viennent se plaindre des termes qui y sont utilisés, et je ne parle pas que de ce journal. Ce n'est pas la première fois que nous sommes informés de propos intolérables sur la tribune.
Oh surprise, qui aurait pu prévoir, il s'avère que les insultes, le sarcasme, l'agressivité, sont surtout marrants quand on en est l'auteur ou spectateur. Mais lorsqu'on en est la cible ou que ça touche un sujet qui nous est cher, c'est beaucoup moins marrant. On rit un peu au début parce que ça va c'est juste pour rigoler, puis on rit jaune, puis on pleure. Il s'avère qu'il y a des limites à ce délire d'expression libre qui se veut sans contraintes.
Ce que je dis n'est pas neuf, ça a été dit et redit. « La violence engendre la violence », tu as sûrement déjà entendu cela. Et bien la violence verbale engendre la violence verbale. Tout ce mépris et ce militantisme contre la bien-séance, ou la bien pensance pour reprendre le terme, c'est néfaste. Ça c'est même vu fréquemment dans les journaux et dépêches pour un chouette logiciel permettant d'accéder à des services web hors des navigateurs, ou à chaque annonce les nouveautés se trouvaient enterrées sous les critiques envers l'attitude de ses développeurs, qui insistaient et insistaient encore, malgré le mal que cela faisait à leur produit. C'est tellement pourri que même un des auteurs principaux est venu faire un mea-culpa, expliquer que c'était plutôt des erreurs de jeunesse. C'est tout à son honneur et c'est pour cela que je ne nomme pas ce logiciel. Il semble s'être assagit et je ne souhaite pas le rattacher à ce passé qui semble ne plus être d'actualité.
Tu te trompes si tu penses réellement que cette façon de discuter a de bon côtés. C'est une voie de colères, de frustrations, de solitude, de noirceur ; une voie qui isole ses membres à l'écart d'une société qui, ma foi, les accueillerait volontiers pour peux qu'ils sachent se tenir en société. Même l'ouverture d'esprit a ses limites et une bête curiosité peut elle aussi être bien néfaste, surtout quand elle est alimenté par un entourage carburant à la colère et aux sentiments listés au début de ce paragraphe.
Moi aussi ça me faisait rire cette attitude, les icônes détournées de ce logiciel, ces vannes bien placées en commentaires, et pourtant c'était une mauvaise idée. Tu ne sais pas qui te lis, ce que la personne a vécu, ce qu'elle a en tête, tu ne sais pas comment elle perçoit ton message. Moi-même je ne sais pas qui tu es, quel âge tu as, comment tu as été élevé, ni si ta journée a été bonne, et tu vois, mon message ne contient ni grossièretés ni insultes. Et cela bien que nous soyons en désaccord et que quelque part ton propos m'énerve un peu parce qu'au delà de ton attitude tu risques en plus d'encourager d'autres à faire de même.
[^] # Re: À quoi sert la tribune ?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Il y a quelque chose de pourri.... Évalué à 6.
Non. S'enthousiasmer de pouvoir s'absoudre des bonnes manières, de la politesse et de la bien-séance est bel et bien un problème. Même les membres de cette tribune viennent se plaindre des termes qui y sont utilisés, et je ne parle pas que de ce journal. Ce n'est pas la première fois que nous sommes informés de propos intolérables sur la tribune.
Oh surprise, qui aurait pu prévoir, il s'avère que les insultes, le sarcasme, l'agressivité, sont surtout marrants quand on en est l'auteur ou spectateur. Mais lorsqu'on en est la cible ou que ça touche un sujet qui nous est cher, c'est beaucoup moins marrant. On rit un peu au début parce que ça va c'est juste pour rigoler, puis on rit jaune, puis on pleure. Il s'avère qu'il y a des limites à ce délire d'expression libre qui se veut sans contraintes.
Ce que je dis n'est pas neuf, ça a été dit et redit. « La violence engendre la violence », tu as sûrement déjà entendu cela. Et bien la violence verbale engendre la violence verbale. Tout ce mépris et ce militantisme contre la bien-séance, ou la bien pensance pour reprendre le terme, c'est néfaste. Ça c'est même vu fréquemment dans les journaux et dépêches pour un chouette logiciel permettant d'accéder à des services web hors des navigateurs, ou à chaque annonce les nouveautés se trouvaient enterrées sous les critiques envers l'attitude de ses développeurs, qui insistaient et insistaient encore, malgré le mal que cela faisait à leur produit. C'est tellement pourri que même un des auteurs principaux est venu faire un mea-culpa, expliquer que c'était plutôt des erreurs de jeunesse. C'est tout à son honneur et c'est pour cela que je ne nomme pas ce logiciel. Il semble s'être assagit et je ne souhaite pas le rattacher à ce passé qui semble ne plus être d'actualité.
Tu te trompes si tu penses réellement que cette façon de discuter a de bon côtés. C'est une voie de colères, de frustrations, de solitude, de noirceur ; une voie qui isole ses membres à l'écart d'une société qui, ma foi, les accueillerait volontiers pour peux qu'ils sachent se tenir en société. Même l'ouverture d'esprit a ses limites et une bête curiosité peut elle aussi être bien néfaste, surtout quand elle est alimenté par un entourage carburant à la colère et aux sentiments listés au début de ce paragraphe.
Moi aussi ça me faisait rire cette attitude, les icônes détournées de ce logiciel, ces vannes bien placées en commentaires, et pourtant c'était une mauvaise idée. Tu ne sais pas qui te lis, ce que la personne a vécu, ce qu'elle a en tête, tu ne sais pas comment elle perçoit ton message. Moi-même je ne sais pas qui tu es, quel âge tu as, comment tu as été élevé, ni si ta journée a été bonne, et tu vois, mon message ne contient ni grossièretés ni insultes. Et cela bien que nous soyons en désaccord et que quelque part ton propos m'énerve un peu parce qu'au delà de ton attitude tu risques en plus d'encourager d'autres à faire de même.