Mais est-ce nécessaire d'avoir 20 000 observatoires dans une ville ? C'est une vraie question,
Pour mesurer la pollution du trafic routier, ce n'est pas nécessaire: les voitures vont partout et trois stations clés, positionnées sur les axes principaux, peuvent être suffisantes. Mais pour mesurer la pollution résidentielle, qui peut être vu comme des mini-industries, la mesure doit être plus locale.
Si ce n'est pas locale, le temps que la pollution arrive à la station, il y a eu trop de dispersion de particules: ce qui est mesuré n'est plus représentatif de la qualité de l'air respiré. Quand il y a une industrie, on mesure la pollution perçues par les habitations voisines, si chaque cheminée est une mini-indusdrie, il faut mesurer la pollution au voisinage de ces cheminées.
On peut se poser la question suivante: jusqu'à quel rayon maximum peut-on sentir l'odeur d'un feu de cheminée ? Cela dépend beaucoup des conditions météorologiques, mais cela varie entre 100m et 1km. Une station située à 50m de cette cheminée mesurera peut-être 45 ug/m3 de PM2.5, une autre à 500m mesurera 15 ug/m3, et celle à 1 km mesurera peut-être 2 ug/m3.
Entre 40 ug/m3 et 2 ug/m3, ce n'est pas la même chose. C'est pour cela que des réseaux citoyens se sont surement développés. Dans la ville de Grenoble c'est surtout sensor.community qui est présent, on peut comparer deux stations citoyennes voisines sur les PM2.5:
Une rue (une station) a eu des pics de pollution, surtout le 13, 14 qui est entièrement rouge (ce jour là avec un index supérieur à 150 de moyenne sur la journée) et le 15 décembre 2022. Et l'autre station, sur cette période, n'a eu qu'un pic orange le 14 décembre (index max de 133).
La station officielle la plus proche ne mesure pas les PM2.5... Une autre un peu plus loin n'a mesuré le pic que le 15 décembre, avec un index 111 de moyenne (orange)
En quelques centaines de mètres (5km exactement entre la station avec le pic rouge le 14 décembre 2022 et la station officielle qui mesure la même chose), la qualité de l'air a changé. Le pic de pollution dans le rouge passe sous les radars. C'est réciproque, pour ces deux stations, la station officielle enregistre un pic rouge le 5 mars 2023 (AQI 136 de moyenne), mais 5 km plus loin c'est "seulement" orange (AQI 96 à 104, cela reste bien sûr mauvais). On voit bien ici l'intérêt d'avoir davantage de stations.
Si dans des rapports écologique, il y a le nombre de journées dans le rouge, alors cela fausse tout de dépendre uniquement que de quelques stations.
Je ne dirai pas qu'il y a volontairement peu de station pour ne mesurer que le trafic routier, mais cela peut contribuer à fausser la réalité et les décisions prises. Avec davantage de stations, les rapports de pollution à destination des politiques seraient plus précis et conduiraient peut-être à des choix différents.
Malgré tout, les différents rapports arrivent quand même à démontrer que c'est le chauffage au bois le plus générateur de pollution. Tout n'est pas perdu.
Mais il ne faut pas oublier le point le plus important que j'ai expliqué dans mon précédent message:
ces informations sont nécessaires parce que des vies sont en jeu: pour les personnes asthmatiques, les enfants et les adultes de plus de 65 ans.
Il n'y a pas que les politiques, c'est avant tout pour ces personnes les plus fragiles que l'on fait cela. Leur donner des indicateurs fiables est important. Prétendre que l'air est moyen (orange) alors qu'en fait c'est rouge comme dans l'exemple ci-dessus, c'est pas génial pour eux. Il existe des applications mobiles pour ces personnes, avec sûrement des alertes, donc les données doivent être fiables.
car évidemment maintenir et collecter et analyser ces données ont un coût
Des infrastructures sont déjà en places. sensor.community comme on a vu ci-dessus, qui est international, qui font de l'open source avec un repository github. Le site affiche directement la mesure en ug/m3, et un historique que sur 24h. aqicn.org international aussi, dont j'ai déjà trop parlé et qui est chinois, mais consolide les données de tous les réseaux de capteurs, propose un historique illimité et dispose d'une API (que j'utilise pour faire mes propres graphes). Ou encore openairmap.fr qui est français et dédié à la région PACA (1 an d'historique max). Ou le site américain, dédié aux USA. Et je suis sûr qu'il y en a plein d'autres.
Quand on veut, on peut. Surtout quand des vies sont en jeu et qui dépendent de ces indicateurs (cf les personnes fragiles ci-dessus), et surtout quand certaines personnes, comme l'auteur de ce journal, crie au "crédit social" par les décisions politiques choisies.
[^] # Re: Peut-on améliorer quelque chose que l'on ne mesure pas ?
Posté par Thrillseeker . En réponse au journal ZFE, merdouilles ,et firefox. Évalué à 2.
Pour mesurer la pollution du trafic routier, ce n'est pas nécessaire: les voitures vont partout et trois stations clés, positionnées sur les axes principaux, peuvent être suffisantes. Mais pour mesurer la pollution résidentielle, qui peut être vu comme des mini-industries, la mesure doit être plus locale.
Si ce n'est pas locale, le temps que la pollution arrive à la station, il y a eu trop de dispersion de particules: ce qui est mesuré n'est plus représentatif de la qualité de l'air respiré. Quand il y a une industrie, on mesure la pollution perçues par les habitations voisines, si chaque cheminée est une mini-indusdrie, il faut mesurer la pollution au voisinage de ces cheminées.
On peut se poser la question suivante: jusqu'à quel rayon maximum peut-on sentir l'odeur d'un feu de cheminée ? Cela dépend beaucoup des conditions météorologiques, mais cela varie entre 100m et 1km. Une station située à 50m de cette cheminée mesurera peut-être 45 ug/m3 de PM2.5, une autre à 500m mesurera 15 ug/m3, et celle à 1 km mesurera peut-être 2 ug/m3.
Entre 40 ug/m3 et 2 ug/m3, ce n'est pas la même chose. C'est pour cela que des réseaux citoyens se sont surement développés. Dans la ville de Grenoble c'est surtout sensor.community qui est présent, on peut comparer deux stations citoyennes voisines sur les PM2.5:
Une rue (une station) a eu des pics de pollution, surtout le 13, 14 qui est entièrement rouge (ce jour là avec un index supérieur à 150 de moyenne sur la journée) et le 15 décembre 2022. Et l'autre station, sur cette période, n'a eu qu'un pic orange le 14 décembre (index max de 133).
La station officielle la plus proche ne mesure pas les PM2.5... Une autre un peu plus loin n'a mesuré le pic que le 15 décembre, avec un index 111 de moyenne (orange)
En quelques centaines de mètres (5km exactement entre la station avec le pic rouge le 14 décembre 2022 et la station officielle qui mesure la même chose), la qualité de l'air a changé. Le pic de pollution dans le rouge passe sous les radars. C'est réciproque, pour ces deux stations, la station officielle enregistre un pic rouge le 5 mars 2023 (AQI 136 de moyenne), mais 5 km plus loin c'est "seulement" orange (AQI 96 à 104, cela reste bien sûr mauvais). On voit bien ici l'intérêt d'avoir davantage de stations.
Si dans des rapports écologique, il y a le nombre de journées dans le rouge, alors cela fausse tout de dépendre uniquement que de quelques stations.
Je ne dirai pas qu'il y a volontairement peu de station pour ne mesurer que le trafic routier, mais cela peut contribuer à fausser la réalité et les décisions prises. Avec davantage de stations, les rapports de pollution à destination des politiques seraient plus précis et conduiraient peut-être à des choix différents.
Malgré tout, les différents rapports arrivent quand même à démontrer que c'est le chauffage au bois le plus générateur de pollution. Tout n'est pas perdu.
Mais il ne faut pas oublier le point le plus important que j'ai expliqué dans mon précédent message:
Il n'y a pas que les politiques, c'est avant tout pour ces personnes les plus fragiles que l'on fait cela. Leur donner des indicateurs fiables est important. Prétendre que l'air est moyen (orange) alors qu'en fait c'est rouge comme dans l'exemple ci-dessus, c'est pas génial pour eux. Il existe des applications mobiles pour ces personnes, avec sûrement des alertes, donc les données doivent être fiables.
Des infrastructures sont déjà en places. sensor.community comme on a vu ci-dessus, qui est international, qui font de l'open source avec un repository github. Le site affiche directement la mesure en ug/m3, et un historique que sur 24h. aqicn.org international aussi, dont j'ai déjà trop parlé et qui est chinois, mais consolide les données de tous les réseaux de capteurs, propose un historique illimité et dispose d'une API (que j'utilise pour faire mes propres graphes). Ou encore openairmap.fr qui est français et dédié à la région PACA (1 an d'historique max). Ou le site américain, dédié aux USA. Et je suis sûr qu'il y en a plein d'autres.
Quand on veut, on peut. Surtout quand des vies sont en jeu et qui dépendent de ces indicateurs (cf les personnes fragiles ci-dessus), et surtout quand certaines personnes, comme l'auteur de ce journal, crie au "crédit social" par les décisions politiques choisies.