• [^] # Re: De quoi parle-t-on ?

    Posté par . En réponse au lien Contre les GAFAM, redécouvrir Jacques Ellul. Évalué à 5.

    À ce titre ton exemple est parfaitement choisi puisque l'on peut facilement en inverser le bilan. L'utilisation d'un smartphone / GPS / Application de localisation et de cartographie a un bilan environnemental catastrophique par rapport à une carte papier. Ces outils tombent en panne et nécessitent une batterie suffisamment chargée et ne sont pas exemptes d'erreurs, loin de là. La plupart ce ces applications pistent leurs utilisateurs. En prenant l'habitude de les utiliser tu as perdu ta capacité à te repérer et t'orienter avec un carte papier et peut-être aussi la capacité à avoir des interaction sociales pour demander ton chemin.

    • Le bilan environnemental catastrophique des ordiphones est dû principalement à leur renouvellement frénétique. De son côté, l’industrie papetière n’est pas exempte d’impacts écologiques délétères.
    • comme les cartes papiers, les cartes numériques peuvent comporter des erreurs qui peuvent dans ce dernier cas être facilement corrigées si l’on opte pour une cartographie libre.
    • ça n’est pas parce que certaines applications sont intrusives qu’il faudrait rejeter celles qui ne le sont pas.
    • on peut très bien utiliser des cartes numériques ET savoir se repérer ; c’est même indispensable pour pouvoir contribuer à l’enrichissement des cartes libres.
    • la communication sociale autour de cartes numériques se fait aussi bien qu’avec une carte papier et ne se trouve pas limité par la nature de la carte. J’ai même des interactions sur le forum des contributeurs d’OSM.

    Pour finir, nous ne sommes pas « toujours plus » dépendant à certaines techniques, nous sommes dépendants tout court, hier à la fabrique et à la diffusion des cartes papiers, aujourd’hui à l’écosystème ordiphone et OSM. Il se trouve que dans le second cas, je peux participer à l’élaboration de la carte, ce qui était réservé à tout petit cercle auparavant.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »