Les entreprises qui s’enrichissent grâce en partie au travail bénévole de certaines personnes participent aussi à leur tour à l’amélioration des logiciels que tu peux toi-même utiliser librement, gratuitement, sans être redevable de rien même dans le cas où tu t’enrichirais grâce à eux, ou parce qu’ils te permettent d’économiser car en n’ayant pas à payer pour d’autres logiciels, propriétaires et onéreux.
Fort heureusement que des entreprises s’enrichissent grâce au logiciel libre, sinon cela voudrait dire que le logiciel libre n’existerait tout simplement pas !
Et plus fondamentalement, c’est le principe même du bénévolat que de travailler gratuitement. Ta suggestion ne tient simplement pas debout.
Cela dit, on peut légitimement exiger, en tant que citoyen⋅ne⋅s auprès des états autant qu’en tant que travailleur auprès du patronat, un contrôle efficace de cette forme de l’économie différente du salariat et de la relation commerciale client-fournisseur « traditionnelle ».
Car en effet, quand le bénévolat cesse d’être pleinement volontaire il devient ni plus ni moins que de l’esclavage.
À l’inverse, quand le bénévolat cesse d’être un don pour se transformer en un investissement à but lucratif, ça devient alors un travail associé à une prise de risque (le risque de ne pas voir fructifier son investissement en temps et en énergie).
Dans les deux cas ce n’est plus du bénévolat, plus du tout. Si le premier cas est éminemment condamnable, le second ne saurait l’être, me semble-t-il en tous cas.
# Interdiction et liberté ne font jamais bon ménage.
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Travail bénévole dans le monde du logiciel libre. Évalué à 6. Dernière modification le 21 décembre 2024 à 01:11.
Les entreprises qui s’enrichissent grâce en partie au travail bénévole de certaines personnes participent aussi à leur tour à l’amélioration des logiciels que tu peux toi-même utiliser librement, gratuitement, sans être redevable de rien même dans le cas où tu t’enrichirais grâce à eux, ou parce qu’ils te permettent d’économiser car en n’ayant pas à payer pour d’autres logiciels, propriétaires et onéreux.
Fort heureusement que des entreprises s’enrichissent grâce au logiciel libre, sinon cela voudrait dire que le logiciel libre n’existerait tout simplement pas !
Et plus fondamentalement, c’est le principe même du bénévolat que de travailler gratuitement. Ta suggestion ne tient simplement pas debout.
Cela dit, on peut légitimement exiger, en tant que citoyen⋅ne⋅s auprès des états autant qu’en tant que travailleur auprès du patronat, un contrôle efficace de cette forme de l’économie différente du salariat et de la relation commerciale client-fournisseur « traditionnelle ».
Car en effet, quand le bénévolat cesse d’être pleinement volontaire il devient ni plus ni moins que de l’esclavage.
À l’inverse, quand le bénévolat cesse d’être un don pour se transformer en un investissement à but lucratif, ça devient alors un travail associé à une prise de risque (le risque de ne pas voir fructifier son investissement en temps et en énergie).
Dans les deux cas ce n’est plus du bénévolat, plus du tout. Si le premier cas est éminemment condamnable, le second ne saurait l’être, me semble-t-il en tous cas.