• [^] # Re: Vérités, contre-vérités et manipulations sur les brevets logiciels

    Posté par . En réponse à la dépêche Vérités, contre-vérités et manipulations sur les brevets logiciels. Évalué à -2.

    le frein, l'embrayage et l'accélerateur devrait être autre chose que des pédales placé au mileu, à gauche et à droite sous le volant

    En Angleterre, le volant est de l'autre côté ; les voitures américaines n'ont pas ces fonctionnalités puisqu'il n'y a pas d'embrayage... Et si personne ne s'était jamais amusé à remplacer les pédales par un joystick, les handicapés ne pourraient pas conduire. Les solutions adoptées sont consensuelles de part le côté "pratique" (identique aux arguments de prise en main facilitée) et par un aspect technique (il y a moins de chassis que de constructeurs, donc plusieurs partagent une partie de leurs bilbiothèques).

    Bref : tout le monde est d'accord qu'une voiture doit avoir un frein et un accélérateur ( = un traitement de texte doit savoir mettre en gras et en italique). La plupart des constructeurs de voitures implémentent ces fonctions sous la forme de pédales placées sous le volant ( = la plupart du temps, on met en italique ou en gras et sélectionnant le texte avec la souris puis en cliquant sur le bouton approprié, souvent placé au centre d'une barre de menu horizontale). Mais par contre, l'allume-cigare peut être à gauche, à droite, en dessous ou au dessus du bouton des warnings, qui, lui, peut être rouge ou orange, translucide avec une doide ou semi-sphérique et rouge en plastique FisherPrice sur les Twingo. C'est là que ça coince, parce que cette flexibilité n'apparaît pas dans les logiciels clones, et c'est juste ça que je leur reproche : une recopie quasi-totale de l'interface d'un autre logiciel pour lequel une forte somme d'argent a été consacrée (conception et sa diffusion).

    En gros, le droit d'auteur ne couvre pas ça, les brevets logiciels non plus. Les brevets sont la porte ouverte à tous les abus, le droit d'auteur n'est pas adapté aux programmes informatiques. Ce qui me fait peur, c'est que les logiciels proprio n'hésiteront pas une seconde à faire le chemin inverse : quand les LL seront bien meilleurs que les autres, ce qui est déja le cas dans certains domaines, toutes ces idées, ce fourmillement de détails si longs à peaufiner et à régler, et si déterminants dans le choix final par un utilisateur, seront pillés sans scrupules. Et là, il faudra mailbomber de nouveau les députés, en leur disant qu'en fait, il faudrait peut-être faire quelque chose...