Le problème, ce n'est pas juste de suivre. Les grandes entreprises ne sont pas juste suiveuses de l'actualité législatives, elles en sont actrices via le lobbying.
Les politiques qui ne maîtrisent pas leurs sujets, c'est-à-dire la très grande majorité d'entre eux, vont chercher des interlocuteurs pour savoir ce qui est demandé par les industriels.
Et c'est là que le réseautage et le copinage vont favoriser les grandes entreprises, qui ont la capacité de se placer.
Est-ce que c'est volontaire de la part du politique? C'est peut-être aussi de l'incompétence, du je-m'en-foutisme, ou encore du cynisme: si les journalistes vont chercher les mêmes interlocuteurs, les commentaires vont vanter l'action politique.
Et de plus en plus, tout ce petit monde est sous influence d'une poignée de milliardaires...
Exemple récent: les manifs des agriculteurs. Pas celles qui viennent de reprendre, mais les précédentes.
Premières revendications entendues sur les médias: les revenus, les petites exploitations sont à l'agonie. La FNSEA, qui est un lobby agro-industriel, pas agricole, récupère le mouvement pour se placer en position d'interlocuteur privilégié.
Qu'en est-il sorti? Des allègements sur les normes environnementales, et finalement rien sur les revenus. La cerise sur le gâteau: c'est une augmentation du prix du gasoil qui a déclenché les manifs, augmentation qui avait été négociée des années auparavant... avec la FNSEA!
Une fois l'accord trouvé avec la FNSEA, qui appela à la levée des barrages, les forces de l'ordre, étonnamment complaisantes jusque là, interviennent pour déloger les agriculteurs insatisfaits: les petits.
[^] # Re: ce n'est malhereusement pas que l'édition qui souffre.
Posté par Maclag . En réponse au lien 2024, le début de la fin pour l'édition indépendante ?. Évalué à 8.
Le problème, ce n'est pas juste de suivre. Les grandes entreprises ne sont pas juste suiveuses de l'actualité législatives, elles en sont actrices via le lobbying.
Les politiques qui ne maîtrisent pas leurs sujets, c'est-à-dire la très grande majorité d'entre eux, vont chercher des interlocuteurs pour savoir ce qui est demandé par les industriels.
Et c'est là que le réseautage et le copinage vont favoriser les grandes entreprises, qui ont la capacité de se placer.
Est-ce que c'est volontaire de la part du politique? C'est peut-être aussi de l'incompétence, du je-m'en-foutisme, ou encore du cynisme: si les journalistes vont chercher les mêmes interlocuteurs, les commentaires vont vanter l'action politique.
Et de plus en plus, tout ce petit monde est sous influence d'une poignée de milliardaires...
Exemple récent: les manifs des agriculteurs. Pas celles qui viennent de reprendre, mais les précédentes.
Premières revendications entendues sur les médias: les revenus, les petites exploitations sont à l'agonie. La FNSEA, qui est un lobby agro-industriel, pas agricole, récupère le mouvement pour se placer en position d'interlocuteur privilégié.
Qu'en est-il sorti? Des allègements sur les normes environnementales, et finalement rien sur les revenus. La cerise sur le gâteau: c'est une augmentation du prix du gasoil qui a déclenché les manifs, augmentation qui avait été négociée des années auparavant... avec la FNSEA!
Une fois l'accord trouvé avec la FNSEA, qui appela à la levée des barrages, les forces de l'ordre, étonnamment complaisantes jusque là, interviennent pour déloger les agriculteurs insatisfaits: les petits.
Autre exemple récent:
https://linuxfr.org/news/qui-veut-la-peau-des-logiciels-libres-de-caisse