• # Mais est-ce que quelqu'un veut vraiment la peau des logiciels libres ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Qui veut la peau des logiciels libres de caisse ?. Évalué à 2.

    Présumez toujours l'incompétence avant de rechercher un complot.

    Il me semble que souvent le législateur ne se pose pas la question de savoir si la contrainte réglementaire est proportionnée au but recherché, et donc que le surcoût qu'elle engendre le soit pour une bonne raison.

    Alors oui, plus un cadre réglementaire est strict, plus c'est coûteux.
    Ces certifications ont un coût et donc forcément, c'est payé sous une forme ou sous un autre par celui qui achète le produit/service soumis à réglementation.

    Et donc en fonction du secteur d'activité, les contraintes réglementaires sont telles que seuls de très gros acteurs peuvent opérer.

    Mais bon, les normes existent aussi pour de bonnes raisons.
    Est-ce que vous accepteriez de monter dans un avion dont les normes de sécurité seraient édictées par les constructeurs eux-même ? Déjà qu'avec les normes, on a des catastrophes aériennes, alors sans...

    J'ai lu les différents commentaires de cet article. Un des arguments, c'est que les logiciels libres de caisse sont développés par des petits acteurs et que leur imposer une certification par un tiers va les tuer. Il a déjà été relevé que ce n'est pas propre au logiciel libre, puisque des petits acteurs développent aussi des solutions propriétaires.

    J'ai regardé ce que proposent les éditeurs de logiciels de caisse. Nombreux sont ceux qui ont choisi l'attestation individuelle, forcément plus simple et moins chère qu'un audit externe.

    J'ai trouvé au moins une boîte qui a fait certifier son logiciel de caisse par un auditeur externe. Elle a un chiffre d'affaire de moins de 2.5 millions d'euros avec entre 20 et 49 salariés et elle est rentable comme l'indique ses comptes sur pappers.fr.
    Donc c'est bien la preuve qu'une PME peut arriver à être profitable tout en ayant une certification par un auditeur externe.

    Et pour finir, je dirais que c'est un grand classique. L'état veut rajouter une contrainte réglementaire. Les concernés hurlent que ça va leur coûter du temps et de l'argent. L'état va alors convenir d'un délai avant que cela ne s'applique et va peut-être même proposer des moyens simplifiés pour respecter la contrainte réglementaire. Et puis petit à petit il va durcir la contrainte.

    Je suppose que la PME que j'ai trouvée a anticipé ce qui allait arriver et qu'elle a pris les devants. En se faisant certifier elle a transformé une contrainte réglementaire en avantage compétitif, surTout si les autres acteurs de son marché n'ont pas eu le même réflexe. PESTEL, SWOT, toussa...

    Et pour finir comme j'ai commencé

    Gouverner, c'est prévoir ; et ne rien prévoir, c'est courir à sa perte.

    PS: Commentaire initialement posté par erreur ici. Si quelqu'un peut l'effacer, merci.