• [^] # Re: Est-ce vraiment un problème de liberté du logiciel

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Qui veut la peau des logiciels libres de caisse ?. Évalué à 10.

    Le fond du problème est que sous couvert de la lutte contre la fraude, on ajoute une certification obligatoire et couteuse (on parle d'un budget de plus de 10k€ par version).

    Un logiciel libre pour lequel il faut débourser 10 000€ pour toute modification de la partie caisse n'est plus un logiciel sous licence libre. On pourra juste le qualifier d'open-source.

    Dans les faits, quand on regarde de près les arguments (fraude TVA, millions d'euros détournés, rapport INSEE), on se rend compte que :
    - la majorité de la fraude concerne la TVA (non-reversement de la TVA perçue, facturation fictive ou de complaisance, fraude à la TVA carrousel)
    - la fraude concerne principalement le milieu de l'immobilier selon l'INSEE (donc en rien les logiciels de caisse)
    - la fraude "de caisse" qui consiste à supprimer des enregistrements de recettes est une "fonctionnalité" qui n'a été découverte que dans les logiciels propriétaires. Ce qui parait un peu normal vu que le code des logiciels libre est consultables facilement.
    - la manière la plus simple de faire disparaitre une vente en espèce est de ne pas la saisir dans un logiciel, certifié...ou non.

    Bref, la certification n'apporte rien, complexifie tous les systèmes inutilement, a un coût élevé (estimé à 50 000 € annuel pour OpenConcerto) et n'aura qu'un effet : la disparition de nombreux acteurs du logiciel libre.

    Le sujet est souvent détourné par des idéologues ou des vendeurs de blockchain, merci de ne pas retomber dans ces travers, constamment relayés par des politiques peu au fait des réalités.