• [^] # Re: D'autres liens

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La fin de la 2G : quelles solutions pour une communication stable et flexible ?. Évalué à 5. Dernière modification le 31 octobre 2024 à 15:27.

    J'entends, mais concrètement ils n'avaient aucune obligation d'attendre d'être mis au pied du mur par les opérateurs... En 2012 (ARCEP) en 3G, Orange France et SFR couvrent plus de 98% de la population, Bouygues Telecom près de 95%. Personne ne les a obligés à rester en 2G pure ces 12 dernières années. Quoi qu'on en pense (je suis d'accord avec le constat de « course effrénée aux nouvelles technologies et aux changement massif de matériel et un facteur non négligeable du dérèglement climatique »), on a changé de monde et les ascensoristes et les syndics ne sont pas censés s'attendre à ce que le réseau télécom soit immuable (d'ailleurs même les autres réseaux « plus stables » comme l'électricité et l'eau ont évolué il y a moins de vingt ans pour ajouter des compteurs connectés par exemple). Et être en 2G pure à l'heure de la 5G, plus de vingt ans après, ce n'est pas une super préparation... Les ascenseurs sont révisés un peu plus souvent que tous les 20 ans, donc ils auraient aussi eu largement le temps de faire des modifications, ils ont aussi choisi de ne pas les faire parce que ça coûtait moins cher et que ce n'était pas jugé utile et que personne ne voulait payer pour. Ils auraient aussi eu le temps depuis 2022 de convaincre l'ARCEP ou le législateur que c'est trop court comme délai, plutôt que d'attendre novembre 2024 pour buzzer dans la presse.

    La décision est aussi un arbitrage entre divers acteurs aux intérêts potentiellement divergents (ANSSI, ARCEP, opérateurs, clients finaux, ascensoristes, syndic, ...) et aux motivations différentes (coût, sécurité, disponibilité, couverture, etc.).

    Pour donner un exemple : ANSSI 2011 Les faiblesses intrinsèques [du GSM], qui mettent notamment en péril la confidentialité des échanges, sont connues sur le plan théorique depuis plus de dix ans et sont maintenant exploitables en pratique pour un coût modique. -> ça fait un moment que les consommateurs sont exposés, et "on" le sait depuis longtemps qu'on doit abandonner la rétro-compatibilité 2G, au moins pour certains usages...