Non, du greenwashing serait plutôt dire : "Regardez, c'est bio, c'est bon pour la planète" pour un produit qui vient de loin (je simplifie, il y a des nuances à apporter).
La pollution des sols et la production de gaz à effets de serre ne sont pas du tout les mêmes choses. Séparer les concepts permet d'avoir les idées plus claires, et de passer des messages plus clairs, adressés au bons acteurs.
Comment tu réponds à mes "craintes" sur un label hypothétique "Produit Vertueux" fourre-tout ?
Mais en effet,
Pour résumer, sans vision globale, on ne sortira jamais du modèle agricole qui détruit la planète et l'on trompe le consommateur
Je te rejoins sur le besoin d'avoir une vision globale [qui englobe l'ensemble de ces questions].
Idem pour la récente autorisation accordée aux cultures dites "bio" sous des serres chauffées avec des énergies fossiles.
Je ne savais pas. Mais c'est vrai que j'ai des magasins bio à proximité qui ont l'air de proposer des légumes hors-saison toute l'année. Ça, c'est un peu douteux, et je préfère éviter ces magasins pour les fruits et légumes du coup. Je n'ai pas envie d'avoir à me poser la question de la saison, je préfère que mon magasin le fasse pour moi, et il y a de tels magasins dans le coin, que je vais donc privilégier. Dans un de ces magasins, on a vu des courgettes assez tôt cette année, j'étais surpris voir suspicieux, j'ai posé la question, on m'a répondu qu'en effet la saison avait démarré tôt cette année. Dans ces magasins qui proposent du hors saison, je n'aurais juste pas pris les courgettes.
En réalité, ce qu'il manque, c'est de la traçabilité, et notamment une donnée du genre "quantité de CO2 équivalent par 1 kg de ce produit" à laquelle on aurait accès quand on considère un produit. Ça prendrait en compte ces serres comme le transport. Pour l'instant, on ne peut que tenter de deviner et appliquer des heuristiques, même en magasin bio / vrac / local.
J'ai bien peur cependant que calculer cette quantité soit très compliquée. Si ça se trouve, rien qu'à cause du coût des derniers kilomètres, ton produit local à 100 km de chez qui vient en petite quantité jusqu'à chez toi pollue plus qu'un produit qui vient de l'autre côté de la France mais qui a pu profiter d'économies d'échelle pour le transport. Surtout si ces derniers kilomètres, c'est toi qui les fait en voiture (genre, pour aller chercher ton produit dans une coopérative à 25 km plutôt que dans un point de vente livré en gros juste à côté).
À quel moment un produit devrait perdre son label bio ? Combien de km ? Est-ce la bonne mesure ? Je ne pense pas, ça ne me dérange pas d'acheter un produit qui a été produit à 500 km mais transporter en train électrique par exemple. Est-ce qu'on ne souhaite pas conserver l'information "c'est bio" pour un produit qui nécessite intrinsèquement plus d'énergie à produire ?
Tout regrouper dans un même label perd de l'information, ça ne me parait pas malin. Il faut plutôt sensibiliser à choisir des produits "à bas carbone" à mon avis, et pousser pour avoir cette info.
[^] # Re: d'une ampleur inédite ?
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au lien Le thon c'est bon. Mangez-en !. Évalué à 3. Dernière modification le 30 octobre 2024 à 14:41.
Non, du greenwashing serait plutôt dire : "Regardez, c'est bio, c'est bon pour la planète" pour un produit qui vient de loin (je simplifie, il y a des nuances à apporter).
La pollution des sols et la production de gaz à effets de serre ne sont pas du tout les mêmes choses. Séparer les concepts permet d'avoir les idées plus claires, et de passer des messages plus clairs, adressés au bons acteurs.
Comment tu réponds à mes "craintes" sur un label hypothétique "Produit Vertueux" fourre-tout ?
Mais en effet,
Je te rejoins sur le besoin d'avoir une vision globale [qui englobe l'ensemble de ces questions].
Je ne savais pas. Mais c'est vrai que j'ai des magasins bio à proximité qui ont l'air de proposer des légumes hors-saison toute l'année. Ça, c'est un peu douteux, et je préfère éviter ces magasins pour les fruits et légumes du coup. Je n'ai pas envie d'avoir à me poser la question de la saison, je préfère que mon magasin le fasse pour moi, et il y a de tels magasins dans le coin, que je vais donc privilégier. Dans un de ces magasins, on a vu des courgettes assez tôt cette année, j'étais surpris voir suspicieux, j'ai posé la question, on m'a répondu qu'en effet la saison avait démarré tôt cette année. Dans ces magasins qui proposent du hors saison, je n'aurais juste pas pris les courgettes.
En réalité, ce qu'il manque, c'est de la traçabilité, et notamment une donnée du genre "quantité de CO2 équivalent par 1 kg de ce produit" à laquelle on aurait accès quand on considère un produit. Ça prendrait en compte ces serres comme le transport. Pour l'instant, on ne peut que tenter de deviner et appliquer des heuristiques, même en magasin bio / vrac / local.
J'ai bien peur cependant que calculer cette quantité soit très compliquée. Si ça se trouve, rien qu'à cause du coût des derniers kilomètres, ton produit local à 100 km de chez qui vient en petite quantité jusqu'à chez toi pollue plus qu'un produit qui vient de l'autre côté de la France mais qui a pu profiter d'économies d'échelle pour le transport. Surtout si ces derniers kilomètres, c'est toi qui les fait en voiture (genre, pour aller chercher ton produit dans une coopérative à 25 km plutôt que dans un point de vente livré en gros juste à côté).
À quel moment un produit devrait perdre son label bio ? Combien de km ? Est-ce la bonne mesure ? Je ne pense pas, ça ne me dérange pas d'acheter un produit qui a été produit à 500 km mais transporter en train électrique par exemple. Est-ce qu'on ne souhaite pas conserver l'information "c'est bio" pour un produit qui nécessite intrinsèquement plus d'énergie à produire ?
Tout regrouper dans un même label perd de l'information, ça ne me parait pas malin. Il faut plutôt sensibiliser à choisir des produits "à bas carbone" à mon avis, et pousser pour avoir cette info.