• [^] # Re: crimethink

    Posté par . En réponse au lien IA et « sensitivity readers » : vers une littérature aseptisée. Évalué à 1. Dernière modification le 29 octobre 2024 à 12:05.

    On fait porter le chapeau à l'IA qui aurait une relecture trop intransigeante des ouvrages, peut-être c'est aussi les éditeurs qui sont trop frileux.

    Dans le même article, un M. Gallimard, probablement en lien avec les éditions Gallimard, s'étonne que " Llama, l’IA de Méta, qui refuse d’écrire « à la manière de Michel Houellebecq » estimant que les propos de cet auteur français, pourtant de renommée mondiale, sont trop injurieux pour être générés. "

    S'il veut un livre à la manière de Houellebecq, il doit y en avoir dans les librairies, des Houellebecq, ou des à la manière de Houellebecq. Et puis si llama ne veut pas le faire, d'autres IA seront moins susceptibles. On parle de l'IA au singulier, mais il y a autant d'IAs que de développeurs qui créent ces algorithmes.

    De plus je ne suis pas convaincu par la démarche consistant à demander à une intelligence artificielle d'écrire un livre "à la manière de", c'est vraiment le niveau zéro de la créativité, qui est vraiment l'auteur. Sans aucun doute les auteurs se feront aider par l'IA pour rédiger leurs oeuvres et vaincre le syndrome de la page blanche, mais faut être mesuré.

    Même dans d'autres domaines artistiques, pourquoi refaire du Mozart, du Van Gogh, les oeuvres sont en nombre limitées, c'est ce qui fait leur valeur. Un bon bouquin peut se relire plusieurs fois.