Décidément la question posée par l'auteur m'a beaucoup fait réfléchir, et plus j'y pense, plus je trouve que la bonne solution est vraiment la goutte d'époxy dans le connecteur, et que c'est probablement pile poil à la fois le moyen technique adapté à la demande initiale de l'auteur, mais aussi celle qui est, à mon avis, la plus en accord avec ses propres objectifs tel que je les ais compris à la suite des échanges.
L'énorme avantage que je vois à la technique de la goutte d'époxy, c'est que c'est simple, ça ne demande pas de contraintes particulières hors recharge par induction, et ça protège les honnêtes citoyens d'un état voyou, sans protéger les voyous d'un état honnête.
Je m'explique. Imaginons les deux situations suivantes, qui me semblent êtres celles visées par l'auteur au vu de ses messages actuels et de son histoire passée : un contrôle aux frontières ; et une garde à vue honnête mais injustifiée (oui ça arrive de faire des erreurs honnête), ou au contraire abusive ou à but politique (et oui ça existe, et oui l'expérience personnelle relatée par le passé par l'auteur en semble un très bon exemple, sérieusement je compati, ça ne m'est jamais arrivé mais je pense que ça doit être très choquant, perturbant et rageant)
Dans les deux cas l'individu "cible" peux utiliser son téléphone classique, donc réagir au besoin de bouger etc. avec une logistique minimum et sans que cela ne l'impact dans la vie quotidienne, au delà du besoins de charger par induction. Et lors de "l'événement de contrôle" (ça fait très technocratique et propre c'est sur qu'ils appellent ça comme ça), la cible pourra se conformer à la demande de déverrouiller le téléphone (en le faisant elle même), limitant ainsi les risques de dérapage et d'escalade. Et rendre malgré tout impossible l'exfiltration classique des données via les process automatisés habituels, ce qui devrait bloquer les agents sur place qui ne sont que de simples exécutants de procédures simplifiées faisant intervenir des outils complexes mais reposant sur un scénario standardisé.
En mettant en place un système qui redémarre en mode bfu en moins de temps (2-3 heures par exemple, et soyons honnêtes, nous sommes de toutes façons presque tous, hélas, incapables de ne pas déverrouiller notre téléphone pendant 2-3 heures), la cible pourra donc se conformer à toutes les demandes et quand même être certaine, vu des délais nécessaires pour trouver un technicien capable de comprendre la situation particulière et de trouver une solution, que ses données seront protégées contre une exploitation en profondeur et automatisé, y compris une copie totale pour exploitation ultérieure.
Protégeant de possible données sensibilisation, tout en laissant tous loisirs aux agents des douanes de visionner ses photos de vacances (il faut les comprendre, ces pauvres besogneux fonctionnaires, qui vivent ainsi par procuration le plaisir des vacances si longtemps attendues. Ahhh, qu'il doit être triste de contrôler chaque jour les foules bigarrées de ces badots embermudés - ça veut dire qu'ils portent des bermudas - prenant l'avion dans le terminal gris et monotone d'un Roissy pluvieux, sans jamais pouvoir soit même goûter aux joies de s'envoler vers ces îles lointaines, dont le soleil brûlant des cartes postales estampillées du cachet postal - faisant foi - est la promesse, sans cesse renouvelée, de farniente et de fruits exotiques et sauvages aux parfums suaves de fleurs fraîches , naissantes au sein d'un monde qui, encore neuf et riant, au matin de sa vie, semble tellement plus simple. Ouais, je suis poète ouais.)
Cela permet donc les procédures hélas "classiques" de douanes, tout en protégeant contre l'abus de ces procédures, et contre la pression psychologique de courte durée, mais aussi les attaques par ruse ou encore les abus durant une période de garde à vue illégitime.
Et ça ne laisse qu'une solution, les attaques destructives qui laisseront des traces permettant de prouver l'abus et le non respect de la procédure d'enquête, ce qui devrait empêcher toute poursuite contre d'éventuelles cibles obtenus illégalement (par exemple des lanceurs d'alertes et autres sources journalistiques).
Échec donc à la récolte massive et automatisé aux frontières ou aux possibles abus policier (technique au moins) lors de garde à vue/contrôles divers.
Mais dans le même temps ça ne protège pas de vrais criminels pour lesquels une procédure plus longue et légitime permettra un déverrouillage complet et un démontage en règle pour récupérer directement les composants pour une analyse poussée. Puisque autant il est absurde qu'une personne soit légalement obligée de donner son mot de passe, autant il est bien normal que l'état ai le droit de faire ce qu'il veut pour tenter de comprendre le contenu d'éléments d'enquête sur lequel il aurait légitimement et légalement mis la main, et que dans le cadre d'une procédure justifiée et correct il est donc bien normal que l'état puisse essayer de se doter de moyens de déchiffrement.
Au final avec la simple goute d'époxy anti retro-ingienerie on a donc un moyen fiable et simple de protéger un individu sensible mais honnête contre un abus d'un état sécuritaire et parfois abusif, sans pour autant protéger totalement un vrai individu criminel d'une procédure judiciaire propre et respectueuse des droits de la défense. Ce qui, je pense, est le vrai but de l'auteur et un objectif avec lequel les moules que nous sommes tous ne peuvent qu'êtres d'accord ?
# TLDR ; L'epoxy anti retro-ingienerie c'est nickel et c'est pas pour les voyous
Posté par Ajani . En réponse au journal Sécurisation du port USB-C sur smartphone pour moules barbares. Évalué à 3.
Décidément la question posée par l'auteur m'a beaucoup fait réfléchir, et plus j'y pense, plus je trouve que la bonne solution est vraiment la goutte d'époxy dans le connecteur, et que c'est probablement pile poil à la fois le moyen technique adapté à la demande initiale de l'auteur, mais aussi celle qui est, à mon avis, la plus en accord avec ses propres objectifs tel que je les ais compris à la suite des échanges.
L'énorme avantage que je vois à la technique de la goutte d'époxy, c'est que c'est simple, ça ne demande pas de contraintes particulières hors recharge par induction, et ça protège les honnêtes citoyens d'un état voyou, sans protéger les voyous d'un état honnête.
Je m'explique. Imaginons les deux situations suivantes, qui me semblent êtres celles visées par l'auteur au vu de ses messages actuels et de son histoire passée : un contrôle aux frontières ; et une garde à vue honnête mais injustifiée (oui ça arrive de faire des erreurs honnête), ou au contraire abusive ou à but politique (et oui ça existe, et oui l'expérience personnelle relatée par le passé par l'auteur en semble un très bon exemple, sérieusement je compati, ça ne m'est jamais arrivé mais je pense que ça doit être très choquant, perturbant et rageant)
Dans les deux cas l'individu "cible" peux utiliser son téléphone classique, donc réagir au besoin de bouger etc. avec une logistique minimum et sans que cela ne l'impact dans la vie quotidienne, au delà du besoins de charger par induction. Et lors de "l'événement de contrôle" (ça fait très technocratique et propre c'est sur qu'ils appellent ça comme ça), la cible pourra se conformer à la demande de déverrouiller le téléphone (en le faisant elle même), limitant ainsi les risques de dérapage et d'escalade. Et rendre malgré tout impossible l'exfiltration classique des données via les process automatisés habituels, ce qui devrait bloquer les agents sur place qui ne sont que de simples exécutants de procédures simplifiées faisant intervenir des outils complexes mais reposant sur un scénario standardisé.
En mettant en place un système qui redémarre en mode bfu en moins de temps (2-3 heures par exemple, et soyons honnêtes, nous sommes de toutes façons presque tous, hélas, incapables de ne pas déverrouiller notre téléphone pendant 2-3 heures), la cible pourra donc se conformer à toutes les demandes et quand même être certaine, vu des délais nécessaires pour trouver un technicien capable de comprendre la situation particulière et de trouver une solution, que ses données seront protégées contre une exploitation en profondeur et automatisé, y compris une copie totale pour exploitation ultérieure.
Protégeant de possible données sensibilisation, tout en laissant tous loisirs aux agents des douanes de visionner ses photos de vacances (il faut les comprendre, ces pauvres besogneux fonctionnaires, qui vivent ainsi par procuration le plaisir des vacances si longtemps attendues. Ahhh, qu'il doit être triste de contrôler chaque jour les foules bigarrées de ces badots embermudés - ça veut dire qu'ils portent des bermudas - prenant l'avion dans le terminal gris et monotone d'un Roissy pluvieux, sans jamais pouvoir soit même goûter aux joies de s'envoler vers ces îles lointaines, dont le soleil brûlant des cartes postales estampillées du cachet postal - faisant foi - est la promesse, sans cesse renouvelée, de farniente et de fruits exotiques et sauvages aux parfums suaves de fleurs fraîches , naissantes au sein d'un monde qui, encore neuf et riant, au matin de sa vie, semble tellement plus simple. Ouais, je suis poète ouais.)
Cela permet donc les procédures hélas "classiques" de douanes, tout en protégeant contre l'abus de ces procédures, et contre la pression psychologique de courte durée, mais aussi les attaques par ruse ou encore les abus durant une période de garde à vue illégitime.
Et ça ne laisse qu'une solution, les attaques destructives qui laisseront des traces permettant de prouver l'abus et le non respect de la procédure d'enquête, ce qui devrait empêcher toute poursuite contre d'éventuelles cibles obtenus illégalement (par exemple des lanceurs d'alertes et autres sources journalistiques).
Échec donc à la récolte massive et automatisé aux frontières ou aux possibles abus policier (technique au moins) lors de garde à vue/contrôles divers.
Mais dans le même temps ça ne protège pas de vrais criminels pour lesquels une procédure plus longue et légitime permettra un déverrouillage complet et un démontage en règle pour récupérer directement les composants pour une analyse poussée. Puisque autant il est absurde qu'une personne soit légalement obligée de donner son mot de passe, autant il est bien normal que l'état ai le droit de faire ce qu'il veut pour tenter de comprendre le contenu d'éléments d'enquête sur lequel il aurait légitimement et légalement mis la main, et que dans le cadre d'une procédure justifiée et correct il est donc bien normal que l'état puisse essayer de se doter de moyens de déchiffrement.
Au final avec la simple goute d'époxy anti retro-ingienerie on a donc un moyen fiable et simple de protéger un individu sensible mais honnête contre un abus d'un état sécuritaire et parfois abusif, sans pour autant protéger totalement un vrai individu criminel d'une procédure judiciaire propre et respectueuse des droits de la défense. Ce qui, je pense, est le vrai but de l'auteur et un objectif avec lequel les moules que nous sommes tous ne peuvent qu'êtres d'accord ?