"Les entreprises", c'est le méchant facile. Les premiers concernés sont les libristes eux-mêmes qui, pour la majorité d'entre eux, ne font pas la promotion de la diversité.
Dès lors qu'on est à miser sur le plus fort, ça va dans le sens d'un appauvrissement de l'écosystème, de l'apparition de leaders démesurés.
Les grands acteurs monopolistiques ne sont que la partie émergée de l'iceberg, l'iceberg étant le monde tel qu'il tourne aujourd'hui : des humains qui ont besoin de suivre les quelques leaders dans leur domaine.
Quelques exemples, juste pour illustrer les logiciels très largement promus par "la communauté" : gitlab (vend des licences propriétaires), mattermost (vend des licences propriétaires), vscode (bel outil de stratégie de leadership logiciel à des fins commerciales), chrome (vous savez, le navigateur dont presque tout le code est opensource...), Android (mais c'est trop tard), onlyoffice (vend des licences propriétaires) ... mais aussi des services tels que protonmail (c'est pas interopérable, c'est Opensource côté client - mais comme ils font une fondation, ça va), Amazon (les plus gros utilisateurs et exploitants économique de l'outillage technique opensource - mais c'est tellement puissant qu'on le plébiscite et qu'on le conseille à tout bout de champ), ...
Les entreprises répondent à un marché. Beaucoup de libristes sont de véritables technophiles et s'intéressent à la technologie avant la philosophie des produits qu'ils affectionnent et ne s'intéressent pas aux enjeux et aux conséquences car c'est pas ce qui les intéresse (et c'est tout à fait leur droit).
Les entreprises ne font que surfer sur cette vague avec beaucoup d'habileté et d'ingéniosité.
Celles et ceux qui ont vécu les débuts de Google le savent. Don't be evil. Google c'est génial c'est des pro libre. D'ailleurs c'est tellement des libristes que Android, c'est un ersatz de AOSP avec toutes les couches stratégiques remplacées par des versions propriétaires. Google a viré le protocole CalDAV de ses mobiles tellement c'était pas intéressant d'être interopérable. Idem pour leur messagerie historiquement XMPP (et compatible avec les serveurs alternatifs).
Mais s'ils ont pu faire ça, c'est pas juste parce qu'ils étaient fourbes. Toute une communauté de passionnés les soutenait, en faisait la promotion et balayait d'un revers de main les arguments de méfiance. Les autres - qui n'y comprenaient rien, n'ont fait que suivre ce mouvement.
Si j'en reviens à l'article de blog du directeur technique de Basecamp je trouve son intervention très intéressante. Il parle de ruby on rails qui est un outil pour son business et donne son avis sur WordPress qui est le coeur du business de Automatic. C'est radicalement différent.
Parenthèse, Basecamp a posé son infra chez Amazon pendant des années. Amazon c'est pas vraiment l'acteur-contributeur du logiciel libre. Il a alimenté la bête.
Et en même temps, j'ai beau chercher et j'ai toujours pas trouvé le repo de code source de Basecamp (ironie). Pourquoi il vient donner des leçons à Automatic ?
#tracim pour la collaboration d'équipe __ #galae pour la messagerie email __ dirigeant @ algoo
[^] # Re: Mon avis à moi
Posté par LeBouquetin (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 10.
"Les entreprises", c'est le méchant facile. Les premiers concernés sont les libristes eux-mêmes qui, pour la majorité d'entre eux, ne font pas la promotion de la diversité.
Dès lors qu'on est à miser sur le plus fort, ça va dans le sens d'un appauvrissement de l'écosystème, de l'apparition de leaders démesurés.
Les grands acteurs monopolistiques ne sont que la partie émergée de l'iceberg, l'iceberg étant le monde tel qu'il tourne aujourd'hui : des humains qui ont besoin de suivre les quelques leaders dans leur domaine.
Quelques exemples, juste pour illustrer les logiciels très largement promus par "la communauté" : gitlab (vend des licences propriétaires), mattermost (vend des licences propriétaires), vscode (bel outil de stratégie de leadership logiciel à des fins commerciales), chrome (vous savez, le navigateur dont presque tout le code est opensource...), Android (mais c'est trop tard), onlyoffice (vend des licences propriétaires) ... mais aussi des services tels que protonmail (c'est pas interopérable, c'est Opensource côté client - mais comme ils font une fondation, ça va), Amazon (les plus gros utilisateurs et exploitants économique de l'outillage technique opensource - mais c'est tellement puissant qu'on le plébiscite et qu'on le conseille à tout bout de champ), ...
Les entreprises répondent à un marché. Beaucoup de libristes sont de véritables technophiles et s'intéressent à la technologie avant la philosophie des produits qu'ils affectionnent et ne s'intéressent pas aux enjeux et aux conséquences car c'est pas ce qui les intéresse (et c'est tout à fait leur droit).
Les entreprises ne font que surfer sur cette vague avec beaucoup d'habileté et d'ingéniosité.
Celles et ceux qui ont vécu les débuts de Google le savent. Don't be evil. Google c'est génial c'est des pro libre. D'ailleurs c'est tellement des libristes que Android, c'est un ersatz de AOSP avec toutes les couches stratégiques remplacées par des versions propriétaires. Google a viré le protocole CalDAV de ses mobiles tellement c'était pas intéressant d'être interopérable. Idem pour leur messagerie historiquement XMPP (et compatible avec les serveurs alternatifs).
Mais s'ils ont pu faire ça, c'est pas juste parce qu'ils étaient fourbes. Toute une communauté de passionnés les soutenait, en faisait la promotion et balayait d'un revers de main les arguments de méfiance. Les autres - qui n'y comprenaient rien, n'ont fait que suivre ce mouvement.
Si j'en reviens à l'article de blog du directeur technique de Basecamp je trouve son intervention très intéressante. Il parle de ruby on rails qui est un outil pour son business et donne son avis sur WordPress qui est le coeur du business de Automatic. C'est radicalement différent.
Parenthèse, Basecamp a posé son infra chez Amazon pendant des années. Amazon c'est pas vraiment l'acteur-contributeur du logiciel libre. Il a alimenté la bête.
Et en même temps, j'ai beau chercher et j'ai toujours pas trouvé le repo de code source de Basecamp (ironie). Pourquoi il vient donner des leçons à Automatic ?
#tracim pour la collaboration d'équipe __ #galae pour la messagerie email __ dirigeant @ algoo