du genre, quand il y a une alerte du style "une fille de 12 ans vient de se faire embarquer devant son collège dans une camionnette immatriculée XXYYXX", bah ça me semble tout à fait envisageable que toutes les forces de police et de gendarmerie puisse avoir en temps réel la position GPS de la dernière caméra qui vient de voir passer ladite camionnette, parce que là on s'en balec de la vie privée du conducteur
Tu es juste entrain de reproduire le scénario de la bombe à retardement. Continue un peu je suis sûr que tu peux nous ajouter le fameux "si tu n'a rien à cacher, la surveillance n'est pas un problème".
Une tecnhologie, c'est juste un outil.
Non. Ce n'est pas neutre et un outil n'est pas neutre. Je peux te redire ce que tu m'a dit plus haut ce n'est pas parce que tu répète des phrases toute faite qu'elles deviennent vraie.
je suis prêt à admettre que la police et la justice ont des contraintes d'efficacité : 1) elles ont comme tous les services de l'État un devoir de productivité (rentre le service le plus efficace possible pour les moyens financiers qu'on leur donne), et 2) elles ont un devoir d'efficacité, et pour cela elles ont le devoir d'exploiter du mieux possibles les avancées technologiques
Ce n'est pas comme ça que ni la justice, ni la police ne vont s'améliorer. Ça ne peut pas. C'est même parfaitement impossible. Parce qu'on améliore rien en ajoutant de la technologie. On améliore les choses en faisant une analyse des problèmes, en choisissant ce qu'on veut améliorer et en itérant pour suivre l'évolution de ce qu'on cherche à améliorer. Tout le reste c'est au mieux à la marge au pire ça peut aller de l'abus de bien sociaux ou un carnage ou rien ne marche et ce ne sera pas pris en compte tant qu'il n'y aura pas de scandale médiatique.
Il faut arrêter de parler de "si ça s'inscrit dans un processus..." non ça ne s'inscrit pas dans un processus. Non ça n'est pas fait avec la gouvernance de la CNIL ou de je ne sais quel ange gardien, non il n'y aura pas la moindre transparence, non il n'y a rien de démocratique là dedans,... Dans ton univers alternatif tu peux imaginer ce que tu veux, mais pour ce dont on parle il n'y a aucun rapport entre ce dont tu parle et ce dont parle l'article, aucun.
La seule façon de faire ce que tu dis ce serait :
d'arrêter
d'étudier le résultat de l'expérimentation (spoiler alert ça fonctionne probablement autant que de la vidéosurveillance: La vidéosurveillance est-elle efficace ?)
se demander comment faire mieux
Mais ça n'est pas ce qui est fait, ça n'est pas la direction et ce n'est pas ce que fait le ministère de l'intérieur. Donc non cette demande est logique de la part du préfet de police mais elle est inacceptable de la part d'un politique1. Parce que le politique est par nature sensé prendre en compte l'aspect démocratique.
Ça n'est pas en répétant une phrase un peu vague à chaque fois qu'un sujet similaire est discuté que ça la rend vraie ou pertinente. Ce truc c'est une sorte de mantra que des militants motivés se répètent entre eux, ça n'est ni vrai ni faux, c'est complètement subjectif. Quand la police cherche quelqu'un, elle va exploiter les bases de données des péages et des stations service pour trouver sa plaque d'immatriculation, elle va chercher dans la base Navigo pour retracer ses déplacements en transports en commun, elle va trouver où la personne habite, combien elle a de compte en banque, quand elle a pris l'avion pour la dernière fois... Je veux dire, c'est le job de la police de croiser ces données. Tu peux trouver que centraliser ces informations transforme le croisement de données en "surveillance généralisée", mais c'est juste des mots : on parle d'une opération technique qui va automatiser une pratique manuelle, et tu décides que c'est ça qui "en soit" est problématique, mais je trouve que l'argument n'a aucune force de persuasion : tu définis toi-même une ligne rouge et tu dis "ah ça ça franchit la ligne rouge c'est inadmissible". Bah oui, tu peux aussi mettre la ligne rouge ailleurs, et décider qu'elle n'est pas franchie.
Non ce n'est pas le job de la police de centraliser les données et le législateur européen ainsi que de plus en plus de législateurs dans le monde sont d'accord pour dire que ce serait un problème pour les droits des citoyens. Parce que :
recueillir des données de manière systématique et non ciblée
faire des demandes motivées pour accéder à des informations précises en passant par un juge
ça n'a rien à voir et ce n'est pas moi qui le dit mais le RGPD et tout les textes qui sont sorti du même acabit depuis. Ce ne sont pas juste des mots comme tu le dit, tu peux me dire que c'est un mantra, que ça n'a pas de sens tenter de le disqualifier en noyant le poisson parce que "c'est pareil", mais le droit reconnait que non.
[^] # Re: Et ça t’étonne ?
Posté par barmic 🦦 . En réponse au lien Ha tiens le préfet de police est « très favorable » à garder la vidéosurveillance par IA en France . Évalué à 3.
Je vais pas te répondre point par point.
Tu es juste entrain de reproduire le scénario de la bombe à retardement. Continue un peu je suis sûr que tu peux nous ajouter le fameux "si tu n'a rien à cacher, la surveillance n'est pas un problème".
Non. Ce n'est pas neutre et un outil n'est pas neutre. Je peux te redire ce que tu m'a dit plus haut ce n'est pas parce que tu répète des phrases toute faite qu'elles deviennent vraie.
Ce n'est pas comme ça que ni la justice, ni la police ne vont s'améliorer. Ça ne peut pas. C'est même parfaitement impossible. Parce qu'on améliore rien en ajoutant de la technologie. On améliore les choses en faisant une analyse des problèmes, en choisissant ce qu'on veut améliorer et en itérant pour suivre l'évolution de ce qu'on cherche à améliorer. Tout le reste c'est au mieux à la marge au pire ça peut aller de l'abus de bien sociaux ou un carnage ou rien ne marche et ce ne sera pas pris en compte tant qu'il n'y aura pas de scandale médiatique.
Il faut arrêter de parler de "si ça s'inscrit dans un processus..." non ça ne s'inscrit pas dans un processus. Non ça n'est pas fait avec la gouvernance de la CNIL ou de je ne sais quel ange gardien, non il n'y aura pas la moindre transparence, non il n'y a rien de démocratique là dedans,... Dans ton univers alternatif tu peux imaginer ce que tu veux, mais pour ce dont on parle il n'y a aucun rapport entre ce dont tu parle et ce dont parle l'article, aucun.
La seule façon de faire ce que tu dis ce serait :
Mais ça n'est pas ce qui est fait, ça n'est pas la direction et ce n'est pas ce que fait le ministère de l'intérieur. Donc non cette demande est logique de la part du préfet de police mais elle est inacceptable de la part d'un politique1 . Parce que le politique est par nature sensé prendre en compte l'aspect démocratique.
Non ce n'est pas le job de la police de centraliser les données et le législateur européen ainsi que de plus en plus de législateurs dans le monde sont d'accord pour dire que ce serait un problème pour les droits des citoyens. Parce que :
ça n'a rien à voir et ce n'est pas moi qui le dit mais le RGPD et tout les textes qui sont sorti du même acabit depuis. Ce ne sont pas juste des mots comme tu le dit, tu peux me dire que c'est un mantra, que ça n'a pas de sens tenter de le disqualifier en noyant le poisson parce que "c'est pareil", mais le droit reconnait que non.
évidement elle n'existe chez les politiques que pour des enjeux électoraliste, même sans échéance électorale cela permet de se positionner, de donner des gages à sa base électorale, etc C'est même BFM qui le dit https://www.bfmtv.com/police-justice/la-videosurveillance-est-elle-vraiment-efficace-pour-lutter-contre-la-delinquance_AN-202110280040.html ↩
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll