le WordML est bien mieux architecturé que le format swx. Je m'explique : le but du XML c'est avant tout de représenter le fond, pas la forme ! et le format sxw s'y mélange les pinceaux.
À mon avis c'est toi qui te mélanges les pinceaux.
Le langage XML permet de structurer des informations au moyen de balises ; dans un fichier XML on trouve donc à la fois des informations et des méta-informations.
Lorsqu'il s'agit de décrire des documents composés (typographiques), les informations à stocker concernent, soit le texte brut, soit sa mise en forme. Or ces deux types d'information (du point de vue de la représentation XML il ne s'agit que de "fond", comme tu dis) sont indissociables, dès qu'on se soucie un minimum de la composition du document. Je ne parle pas des cas d'école où il s'agit juste de faire suivre un titre par un paragraphe ; je parle de documents de la vie courante, dans toute leur complexité, avec des équations, des tableaux, des encadrés ou des blocs de texte situés à une position bien précise dans une page, des lettrines, des césures, des espaces fines et insécables, des ligatures, etc.
LaTeX ne dissocie pas le texte du document et sa mise en forme. DocBook le fait pour les situations les plus basiques, mais jette l'éponge dès qu'il lui faut faire face à des situations complexes mais quotidiennes : tableaux, équations (appel au langage MathML : qui osera dire que MathML sépare la sémantique d'un système d'équations de sa composition typographique ?)
Dès lors, ça me paraît évident que OpenOffice.org ne le fasse pas non plus ; mieux, je ne vois pas pourquoi il faudrait le faire.
J'ai l'impression que séparer le texte d'un document de sa mise en forme c'est une sorte de Saint Graal pour certains. Je pense que ça vient d'une mauvaise présentation de la problématique "documents structurés vs. traitements de texte", avec en filigrane l'opposition LaTeX (bien !) / Microsoft Word (pas bien !). Il y a plein de textes d'introduction à LaTeX -- y compris dans linux magazine, j'en suis désolé-- qui affirment que "LaTeX c'est bien parce que ça permet de séparer le texte de sa mise en forme ; Ms Word le fait aussi mais moins bien, passque bon...". Tout ça est faux.
L'important c'est qu'un document puisse transmettre des informations le mieux possible ; pour ça on doit spécifier à la fois ce qu'on veut exprimer et comment on veut le présenter. Il faut donc un outil qui permette (au minimum) et facilite (ça c'est mieux) la composition d'un document. Ca implique que cet outil tienne compte du savoir-faire en la matière depuis 500 ans, c-est-à-dire des règles de la typographie.
[^] # Re: OpenOffice.org sur France Info
Posté par bobert . En réponse à la dépêche OpenOffice.org sur France Info. Évalué à 7.
À mon avis c'est toi qui te mélanges les pinceaux.
Le langage XML permet de structurer des informations au moyen de balises ; dans un fichier XML on trouve donc à la fois des informations et des méta-informations.
Lorsqu'il s'agit de décrire des documents composés (typographiques), les informations à stocker concernent, soit le texte brut, soit sa mise en forme. Or ces deux types d'information (du point de vue de la représentation XML il ne s'agit que de "fond", comme tu dis) sont indissociables, dès qu'on se soucie un minimum de la composition du document. Je ne parle pas des cas d'école où il s'agit juste de faire suivre un titre par un paragraphe ; je parle de documents de la vie courante, dans toute leur complexité, avec des équations, des tableaux, des encadrés ou des blocs de texte situés à une position bien précise dans une page, des lettrines, des césures, des espaces fines et insécables, des ligatures, etc.
LaTeX ne dissocie pas le texte du document et sa mise en forme. DocBook le fait pour les situations les plus basiques, mais jette l'éponge dès qu'il lui faut faire face à des situations complexes mais quotidiennes : tableaux, équations (appel au langage MathML : qui osera dire que MathML sépare la sémantique d'un système d'équations de sa composition typographique ?)
Dès lors, ça me paraît évident que OpenOffice.org ne le fasse pas non plus ; mieux, je ne vois pas pourquoi il faudrait le faire.
J'ai l'impression que séparer le texte d'un document de sa mise en forme c'est une sorte de Saint Graal pour certains. Je pense que ça vient d'une mauvaise présentation de la problématique "documents structurés vs. traitements de texte", avec en filigrane l'opposition LaTeX (bien !) / Microsoft Word (pas bien !). Il y a plein de textes d'introduction à LaTeX -- y compris dans linux magazine, j'en suis désolé-- qui affirment que "LaTeX c'est bien parce que ça permet de séparer le texte de sa mise en forme ; Ms Word le fait aussi mais moins bien, passque bon...". Tout ça est faux.
L'important c'est qu'un document puisse transmettre des informations le mieux possible ; pour ça on doit spécifier à la fois ce qu'on veut exprimer et comment on veut le présenter. Il faut donc un outil qui permette (au minimum) et facilite (ça c'est mieux) la composition d'un document. Ca implique que cet outil tienne compte du savoir-faire en la matière depuis 500 ans, c-est-à-dire des règles de la typographie.