• # « A une version Linux native » ≠ « A une version Linux fonctionnelle », hélas :(

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Forget Proton: These 10 Awesome Games Run Natively on Linux. Évalué à 10. Dernière modification le 02 septembre 2024 à 11:01.

    C’est triste à dire, mais plusieurs studios semblent avoir construit des versions Linux natives uniquement parce que « C’était une option en plus dans le framework » ou « Pour faire notre comm’ » mais visiblement sans trop tester derrière.

    On se retrouve avec des blagues comme XCOM 2 qui fonctionnait mieux sous Linux en passant par la version Windows + Proton plutôt que la version native, cette dernière étant atrocement consommatrice (notamment à cause de sa consommation mémoire).

    La rétrocompatibilité peut être assez délicate aussi.

    Après je conçois que l’écosystème Linux, de par sa multiplicité, n’aide pas les tests. Les prérequis logiciels sont aussi plus difficiles à exprimer que sous Windows, sauf si on veut forcer une poignée de distributions spécifiques.

    CD Project expliquait que pour The Witcher 2 (qui avait une version Linux native), ils s’étaient pris un max de rapports de bugs parce que d’une part les configurations très hétéroclites, et d’autre part l’habitude du linuxien moyen à créer un rapport de bug.
    L’effet kiss cool, c’est que la simple gestion de ces rapports de bugs dépassait l’intérêt qu’ils avaient eu à créer cette version native. Je ne sais pas si dans l’état actuel (notamment le bien meilleur support par défaut des cartes graphiques) le problème serait toujours le même. Par contre, Proton est devenu assez bon pour que dans beaucoup de cas il suffit pour le studio de déporter le support sur cet outil, sans à faire de version native... et ça ne ressemble pas à une bonne solution vue d’ici.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com