À moins d'avoir mal compris, je trouve le ton de l'article très accusateur. En gros, les replantations avec des essences plus faciles à exploiter augmentent les risques de feux de forêt. On le sait déja en France. Mais d'un autre côté, l'exploitation des forêts permet leur entretien (or, les broussailles sont également une cause de propagation des feux). Les industriels ne font pas exprès de générer des feux de forêt, mais c'est plutôt que les forêts exploitées sont moins résistantes aux feux que les forêts primaires, et c'est même pas dit que les industriels en avaient conscience au moment où les forêts étaient plantées.
Finalement, "le réchauffement c'est de la faute des méchants capitalistes", c'est également une manière assez "sale" de se dédouaner. Contrairement à certains domaines, les émissions de CO2 ne sont pas si déséquilibrées, et nous (= occidentaux de la classe moyenne) sommes à l'origine de la très grande majorité des émissions, soit en cramant nous-même du pétrole dans nos bagnoles, dans les avions, dans nos chaudières, soit en consommant les biens manufacturés qui ont une grosse empreinte carbone et qui viennent de l'autre bout du monde, parce qu'on veut acheter toujours plus de merdouilles en plastique en produisant moins de richesses au cours de notre vie.
En fait, ce que ça reflète, c'est que le monde est complexe, parfois on veut bien faire et on se trompe, souvent on fait des règles qui sont détournées par ceux qui ne veulent pas jouer le jeu, et ces règles s’avèrent complexes et néfastes. On est toujours dans l'ignorance de pas mal de trucs, éoliennes ou solaire vs nucléaire, bagnole électrique ou pas, biocarburants ou pas, etc. Tout est complexe, les intérêts économiques des uns et des autres sont complexes également, les réactions de la société sont imprévisibles, et les réformes sont des coups de billard à 18 bandes avec toujours le risque d'aller vers une situation pire en voulant y remédier. "Ouin ouin c'est la faute aux capitalistes", bien sûr, comme si nous évidemment on était tous d'accord pour aller retourner vivre tout nus dans les bois Youkaïdi youkaïda. C'est toujours moins glauque d'accuser les capitalistes que les immigrés, mais ces théories de la cause unique sont toutes aussi délétères les unes que les autres.
Après, l'existence de "crimes contre l'environnements" imprescriptibles et rétroactifs, je vote pour immédiatement. Je pense que le plus gros problème est le sentiment d'impunité : tu rejettes de déchets dégueus de ton usine parce que ça coûte trop cher de les retraiter? Tu risques quoi, une amende sur tes bénéfices? Ces décisions sont prises par des humains, et c'est les humains (par les personnes morales) qui doivent en répondre.
[^] # Re: Quant à détourner la discussion...
Posté par arnaudus . En réponse au lien Au Brésil, un juge ordonne la suspension de Twitter "X" . Évalué à 1.
À moins d'avoir mal compris, je trouve le ton de l'article très accusateur. En gros, les replantations avec des essences plus faciles à exploiter augmentent les risques de feux de forêt. On le sait déja en France. Mais d'un autre côté, l'exploitation des forêts permet leur entretien (or, les broussailles sont également une cause de propagation des feux). Les industriels ne font pas exprès de générer des feux de forêt, mais c'est plutôt que les forêts exploitées sont moins résistantes aux feux que les forêts primaires, et c'est même pas dit que les industriels en avaient conscience au moment où les forêts étaient plantées.
Finalement, "le réchauffement c'est de la faute des méchants capitalistes", c'est également une manière assez "sale" de se dédouaner. Contrairement à certains domaines, les émissions de CO2 ne sont pas si déséquilibrées, et nous (= occidentaux de la classe moyenne) sommes à l'origine de la très grande majorité des émissions, soit en cramant nous-même du pétrole dans nos bagnoles, dans les avions, dans nos chaudières, soit en consommant les biens manufacturés qui ont une grosse empreinte carbone et qui viennent de l'autre bout du monde, parce qu'on veut acheter toujours plus de merdouilles en plastique en produisant moins de richesses au cours de notre vie.
En fait, ce que ça reflète, c'est que le monde est complexe, parfois on veut bien faire et on se trompe, souvent on fait des règles qui sont détournées par ceux qui ne veulent pas jouer le jeu, et ces règles s’avèrent complexes et néfastes. On est toujours dans l'ignorance de pas mal de trucs, éoliennes ou solaire vs nucléaire, bagnole électrique ou pas, biocarburants ou pas, etc. Tout est complexe, les intérêts économiques des uns et des autres sont complexes également, les réactions de la société sont imprévisibles, et les réformes sont des coups de billard à 18 bandes avec toujours le risque d'aller vers une situation pire en voulant y remédier. "Ouin ouin c'est la faute aux capitalistes", bien sûr, comme si nous évidemment on était tous d'accord pour aller retourner vivre tout nus dans les bois Youkaïdi youkaïda. C'est toujours moins glauque d'accuser les capitalistes que les immigrés, mais ces théories de la cause unique sont toutes aussi délétères les unes que les autres.
Après, l'existence de "crimes contre l'environnements" imprescriptibles et rétroactifs, je vote pour immédiatement. Je pense que le plus gros problème est le sentiment d'impunité : tu rejettes de déchets dégueus de ton usine parce que ça coûte trop cher de les retraiter? Tu risques quoi, une amende sur tes bénéfices? Ces décisions sont prises par des humains, et c'est les humains (par les personnes morales) qui doivent en répondre.