• [^] # Re: Il y a des baffes qui se perdent...

    Posté par . En réponse au lien Quand l'algorithmique devient fasciste. Évalué à 10.

    Je pense qu'il faut garder à l'esprit que c'est un exemple mais il serait intéressant de pousser un peu plus loin l'exemple. A quoi sert le formulaire ? Imaginons qu'il s'agisse d'un formulaire pour réaliser un examen médical et que le nom tronqué ne corresponde pas au nom qui est inscrit dans la base de données de la sécurité sociale. Si une validation est faite sur le nom, cela pourrait empêcher la personne d'avoir accès à des soins.

    Un autre exemple vécu : à une époque je n'avais ni carte de sécurité sociale, ni travail. La personne qui travaillait à la sécurité sociale exigeait un certificat de travail ou un certificat de pôle emploi. Lors de mon rendez-vous avec pôle emploi, il fallait présenter sa carte de sécurité sociale. J'avais alors expliqué la situation ubuesque à la personne de pôle emploi qui avait pu accepter à la condition que j'apporte ma carte de sécurité dès que cela sera possible. Si j'avais été face à des algorithmes qui m'avaient rejeté, je n'aurais pas pu avancer dans mes démarches. C'est bien de ces cas tordus dont il est question dans l'exemple donné.

    La violence du sentiment d'impuissance, d'être bloqué, sans solution et sans rien à faire peut effectivement paraitre ridicule mais elle peut être vécue de façon très violente par certains. Ce n'est certainement pas la même violence que celle que tu décris mais dire que cela n'est pas de la violence est irrespectueux pour celles et ceux qui le vivent comme tel.