on ne va pas refaire les discussions d'il y a 10 ans mais ce n'est pas la liberté de la presse dont il s'agit, Assange était sans filtre y compris sur des informations secret défense n'ayant aucune utilité pour le public mais il refusait de "censurer" quoi que ce soit par dogme.
Ce que je vois, c'est que même si WikiLeaks a péché par excès de divulgation mettant des gens en danger (je ne discute pas sur le bien-fondé ou non de cette affirmation, n'ayant pas les éléments en mains), ils ont dénoncé des crimes bien plus graves que ceux imputés à Assange : enlèvement, non-respect de l'intégrité territoriale de plusieurs pays, tortures, détention illégale. Aucun de ces crimes n'a été jugé, aucune enquête n'a même été initiée, et dans cette mesure, il s'agit bien d'attaque contre la liberté de la presse et non de procès contre un excès de divulgation. La question pourrait encore se poser s'il y avait eu procès contre les enlèvements et tortures ET contre Assange, mais en l'état, les choses sont claires : comme il s'agit du même État qui poursuit Assange et qui aurait dû réprimer les crimes dénoncés, il est clairement question de défendre une censure d'État portant sur des agissements que se permettent cet État.
D'ailleurs, je ne trouve pas que techniquement, c'est une grande victoire. Bien sûr, le fait que Julien Assange ait une grande chance de s'en sortir est ce qui compte le plus (et encore, on n'en sera sûr qu'une fois la sentence établie, rien n'oblige les States à tenir leur promesse), mais le message a été passé, et clairement passé : « don't mess with me ! ». Aucun gouvernement, aucune association n'a eu le pouvoir de fléchir ni les gouvernements successifs des States (democrates ou républicains), ni ceux, aux ordres, de l'Angleterre, et de faire lever les inculpations. Le fait de devoir plaider coupable pour pouvoir survivre est significatif de cette affaire.
Même message dans le cas Snowden, qui a quand même dénoncé des actes contraires à la constitution états-unienne.
[^] # Re: c'est une bonne nouvelle ?
Posté par sebas . En réponse au lien [France24] Julian Assange est libre. Évalué à 10.
Ce que je vois, c'est que même si WikiLeaks a péché par excès de divulgation mettant des gens en danger (je ne discute pas sur le bien-fondé ou non de cette affirmation, n'ayant pas les éléments en mains), ils ont dénoncé des crimes bien plus graves que ceux imputés à Assange : enlèvement, non-respect de l'intégrité territoriale de plusieurs pays, tortures, détention illégale. Aucun de ces crimes n'a été jugé, aucune enquête n'a même été initiée, et dans cette mesure, il s'agit bien d'attaque contre la liberté de la presse et non de procès contre un excès de divulgation. La question pourrait encore se poser s'il y avait eu procès contre les enlèvements et tortures ET contre Assange, mais en l'état, les choses sont claires : comme il s'agit du même État qui poursuit Assange et qui aurait dû réprimer les crimes dénoncés, il est clairement question de défendre une censure d'État portant sur des agissements que se permettent cet État.
D'ailleurs, je ne trouve pas que techniquement, c'est une grande victoire. Bien sûr, le fait que Julien Assange ait une grande chance de s'en sortir est ce qui compte le plus (et encore, on n'en sera sûr qu'une fois la sentence établie, rien n'oblige les States à tenir leur promesse), mais le message a été passé, et clairement passé : « don't mess with me ! ». Aucun gouvernement, aucune association n'a eu le pouvoir de fléchir ni les gouvernements successifs des States (democrates ou républicains), ni ceux, aux ordres, de l'Angleterre, et de faire lever les inculpations. Le fait de devoir plaider coupable pour pouvoir survivre est significatif de cette affaire.
Même message dans le cas Snowden, qui a quand même dénoncé des actes contraires à la constitution états-unienne.