C'est une approche légitime et qui se défend. Je ne sais pas quelle est la meilleure et il est possible que celle que tu proposes soit la meilleur approche.
Ça a quand même quelques désavantages:
un mouvement de la fenêtre d'Overton: pour moins froisser l'interlocuteur, on va petit à petit minimiser l'impact.
c'est un peu du politiquement correct plutôt que d'appeler un chat un chat. Certains aspects du politiquement correct sont bénin: appeler une personne handicapée par un terme plus respectueux ne change rien. Mais d'autres sont plus dérangeants: appeler "vidéoprotection" la vidéosurveillance parce que le terme vidéosurveillance ne plait pas aux marchants de caméra n'est pas anodin.
je ne suis pas sûr de l'impact. À force de dire "non non mais t'es pas une mauvaise personne, hein, mais la prochaine fois, pourrais tu faire gaffe à ce petit truc", l'interlocuteur entend "je ne suis pas une mauvaise personne donc c'est pas très grave, et c'est un petit truc, donc je vais essayer d'y penser mais bon, je vais sans doute oublier, mais c'est pas très grave". Je me demande si au final, l'interlocuteur n'en arrive pas à penser "ah, en fait, de son propre aveu c'est pas très grave, donc, cette personne était plutôt un chipoteur, pas très grave si je l'ignore", voire même "cet autre interlocuteur dit que je suis homophobe, mais pas celui-là, donc, c'est que cet autre interlocuteur exagère".
D'un autre côté, c'est vrai que ça n'aide pas le dialogue. Mais si c'est introduit par quelqu'un d'autre ou si on parle de scénario plutôt théorique plutôt que d'essayer de convaincre son interlocuteur, mieux vaut utiliser les termes adéquats.
Il est aussi possible qu'une bonne stratégie soit d'avoir plusieurs personnes appliquant plusieurs stratégies. Peut-être qu'être clair sur la définition du terme va permettre de globalement maintenir certains comportements comme clairement socialement inacceptables, et les gens grandissant dans une telle société vont plus facilement être non homophobes. Donc, peut-être qu'une certaine stratégie marche pour pousser certains dans la bonne direction et pas d'autres, et qu'une autre stratégie marche pour pousser les derniers dans la bonne direction mais pas les premiers.
[^] # Re: Il existe un mot
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Linuxfr sous les drapeaux. Évalué à 0.
C'est une approche légitime et qui se défend. Je ne sais pas quelle est la meilleure et il est possible que celle que tu proposes soit la meilleur approche.
Ça a quand même quelques désavantages:
un mouvement de la fenêtre d'Overton: pour moins froisser l'interlocuteur, on va petit à petit minimiser l'impact.
c'est un peu du politiquement correct plutôt que d'appeler un chat un chat. Certains aspects du politiquement correct sont bénin: appeler une personne handicapée par un terme plus respectueux ne change rien. Mais d'autres sont plus dérangeants: appeler "vidéoprotection" la vidéosurveillance parce que le terme vidéosurveillance ne plait pas aux marchants de caméra n'est pas anodin.
je ne suis pas sûr de l'impact. À force de dire "non non mais t'es pas une mauvaise personne, hein, mais la prochaine fois, pourrais tu faire gaffe à ce petit truc", l'interlocuteur entend "je ne suis pas une mauvaise personne donc c'est pas très grave, et c'est un petit truc, donc je vais essayer d'y penser mais bon, je vais sans doute oublier, mais c'est pas très grave". Je me demande si au final, l'interlocuteur n'en arrive pas à penser "ah, en fait, de son propre aveu c'est pas très grave, donc, cette personne était plutôt un chipoteur, pas très grave si je l'ignore", voire même "cet autre interlocuteur dit que je suis homophobe, mais pas celui-là, donc, c'est que cet autre interlocuteur exagère".
D'un autre côté, c'est vrai que ça n'aide pas le dialogue. Mais si c'est introduit par quelqu'un d'autre ou si on parle de scénario plutôt théorique plutôt que d'essayer de convaincre son interlocuteur, mieux vaut utiliser les termes adéquats.
Il est aussi possible qu'une bonne stratégie soit d'avoir plusieurs personnes appliquant plusieurs stratégies. Peut-être qu'être clair sur la définition du terme va permettre de globalement maintenir certains comportements comme clairement socialement inacceptables, et les gens grandissant dans une telle société vont plus facilement être non homophobes. Donc, peut-être qu'une certaine stratégie marche pour pousser certains dans la bonne direction et pas d'autres, et qu'une autre stratégie marche pour pousser les derniers dans la bonne direction mais pas les premiers.