Je ressens une bienveillance patiente et une rigueur d'esprit dans tes prises de parole. Tu as montré logiquement la nature homophobe de ce journal. Merci
Si le cheminement intellectuel de son auteur est erroné, ce qu'il ressent reste valide. Mais bon, comme beaucoup de garçons, il lui manque la façon et le vocabulaire d'exprimer ce qu'il ressent. Comme c'est difficile de définir le champ de la politique, concentrons-nous plutôt sur nos affects. Comment quelle décision collective nous affecte?
On l'a rappelé dans des commentaires: la représentation des minorités sociales (ici de genre et de sexualité) soutient les personnes concernées, montrent que leur existence est reconnue et qu'elles sont bienvenues. c'est très important pour des gens bombardés de messages qui invalident leur existence, les marginalisent et cherchent à les supprimer. En bref, ça sauve des vie. C'est ça l'affect des personnes LGBTQI+. En voyant de telles couleurs (ne pas confondre avec un drapeau), elles se disent: "cool, je vais pas me faire taper dessus. On va pas chercher à m'éliminer."
Ensuite vient l'auteur de ce journal nous faire part de son affect à ce propos. Rien de concret, des références éparses et incomplètes à gauche à droite, usage de termes à forte connotation sans en vérifier la définition dans un dictionnaire. Mais qu'importe l'incohérence du propos, puisqu'il exprime un affect.
Cet affect, c'est celui du ressentiment. Un affect tout simple de celui qui envie vaguement, en veut à d'autres parce que lui il n'a pas. C'est le petit garçon qui veut la glace du voisin, parce que c'est la glace du voisin. C'est juste ça. Et si on s’arrête à cet affect, publié dans une communauté, tout irait bien.
Cependant la politique réapparaît par la petite porte de cet affect. le ressentiment de sebas vis-à-vis du soutient de linuxfr d'une minorité de genre, il est commun à beaucoup d'autres individus qui eux aussi qui écrivent
Je n'ai rien contre la cause des partisans de ce drapeau, mais
< Je ne suis pas raciste, mais ...
< J'aime les femmes, mais ...
< j'ai un ami noir mais
obnubilés par leur réalité matérielle à tel point qu'ils ne voient la lutte pour la survie d'individus moins bien lotis qu'eux.
Ainsi d'autres capitalisent sur cet affect (en soi banal) pour en extraire un pouvoir politique. Cette politique du ressentiment ne sert que les pouvoirs fascistes dans une stratégie que Voirol appelle le détournement des affects:
À travers des stratégies discursives, les affects sont dirigés vers un – ou des – objet(s) (au sens psychanalytique) – c’est-à-dire, en réalité, vers des figures « subjectives », et non vers des « objets » en tant que fragments du monde matériel. p.63
Voirol, O. et Martini, É. (2023). La fabrique discursive de la haine. Affects, agitation fasciste et « politique du ressentiment ». Réseaux, 241(5), 39‐77. https://doi.org/10.3917/res.241.0039
[^] # Re: Il existe un mot
Posté par leyouki (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Linuxfr sous les drapeaux. Évalué à 4.
Je ressens une bienveillance patiente et une rigueur d'esprit dans tes prises de parole. Tu as montré logiquement la nature homophobe de ce journal. Merci
Si le cheminement intellectuel de son auteur est erroné, ce qu'il ressent reste valide. Mais bon, comme beaucoup de garçons, il lui manque la façon et le vocabulaire d'exprimer ce qu'il ressent. Comme c'est difficile de définir le champ de la politique, concentrons-nous plutôt sur nos affects. Comment quelle décision collective nous affecte?
On l'a rappelé dans des commentaires: la représentation des minorités sociales (ici de genre et de sexualité) soutient les personnes concernées, montrent que leur existence est reconnue et qu'elles sont bienvenues. c'est très important pour des gens bombardés de messages qui invalident leur existence, les marginalisent et cherchent à les supprimer. En bref, ça sauve des vie. C'est ça l'affect des personnes LGBTQI+. En voyant de telles couleurs (ne pas confondre avec un drapeau), elles se disent: "cool, je vais pas me faire taper dessus. On va pas chercher à m'éliminer."
Ensuite vient l'auteur de ce journal nous faire part de son affect à ce propos. Rien de concret, des références éparses et incomplètes à gauche à droite, usage de termes à forte connotation sans en vérifier la définition dans un dictionnaire. Mais qu'importe l'incohérence du propos, puisqu'il exprime un affect.
Cet affect, c'est celui du ressentiment. Un affect tout simple de celui qui envie vaguement, en veut à d'autres parce que lui il n'a pas. C'est le petit garçon qui veut la glace du voisin, parce que c'est la glace du voisin. C'est juste ça. Et si on s’arrête à cet affect, publié dans une communauté, tout irait bien.
Cependant la politique réapparaît par la petite porte de cet affect. le ressentiment de sebas vis-à-vis du soutient de linuxfr d'une minorité de genre, il est commun à beaucoup d'autres individus qui eux aussi qui écrivent
< Je ne suis pas raciste, mais ...
< J'aime les femmes, mais ...
< j'ai un ami noir mais
obnubilés par leur réalité matérielle à tel point qu'ils ne voient la lutte pour la survie d'individus moins bien lotis qu'eux.
Ainsi d'autres capitalisent sur cet affect (en soi banal) pour en extraire un pouvoir politique. Cette politique du ressentiment ne sert que les pouvoirs fascistes dans une stratégie que Voirol appelle le détournement des affects:
À travers des stratégies discursives, les affects sont dirigés vers un – ou des – objet(s) (au sens psychanalytique) – c’est-à-dire, en réalité, vers des figures « subjectives », et non vers des « objets » en tant que fragments du monde matériel. p.63
Voirol, O. et Martini, É. (2023). La fabrique discursive de la haine. Affects, agitation fasciste et « politique du ressentiment ». Réseaux, 241(5), 39‐77. https://doi.org/10.3917/res.241.0039