C’est une vieille question, c’est vrai. Mais pour l’instant, on parvenait à passer un peu à travers parce qu’il y a les archives papier et le rapport et/ou la publication. Donc la donnée et son interprétation.
J’ai le sentiment que si on ne s’est pas réellement penché sur ces questions, bien que le constat soit ancien, c'est bien parce qu’on a ces deux supports physiques qu’on sait archiver, et que le reste c’est de la "mise au propre"...
Je ne suis pas certain que normaliser les systèmes d’enregistrement soit réalisable, et une bonne chose en soi. Notamment parce qu’il faudrait choisir une approche (pourquoi celle là ?), une logique, et que certaines sont parfois plus pertinentes que d’autre selon les contextes, les pratiques, les équipes. Tout ça, ce n’est qu’un outil. On est tout le temps en train de nous adapter à une situation de terrain, il faut que l’enregistrement puisse s’y adapter aussi. Même si, bien entendu, on va avoir des convergences (mais pas toujours...). Mes pratiques de terrain ont beaucoup évolué avec le temps, aussi par la confrontation avec mes collègues et leurs propres pratiques, leur propre expérience. J’en ai pris, et j’en ai jeté.
Par contre, les services de l'état pourraient exiger qu’un certain nombre de normes minimales soient respectées. Mais il faut bien en définir l’objectif, car les exigences ne sont absolument pas les mêmes s’il s'agit de la gestion des collections de mobilier, ou de la structuration minimale de la donnée issue de l’enregistrement afin de l'archiver de manière pérenne. Car après tout, que cherchons nous à savoir ? Quel est ce vestige, où était-il, contenait-il du mobilier et lequel, comment a-t-il été observé et quelle est la documentation générée à son sujet (relevés, photos, textes) ? Ca me parait bien suffisant comme base de travail pour dans 1000 ans ;-)
PS : des petits carnets inexploitables, il y en a...
[^] # Re: pérennité des données
Posté par fmercey . En réponse à la dépêche Comment l’archéologie entre progressivement dans l’ère du logiciel libre. Évalué à 7. Dernière modification le 27 juin 2024 à 21:58.
C’est une vieille question, c’est vrai. Mais pour l’instant, on parvenait à passer un peu à travers parce qu’il y a les archives papier et le rapport et/ou la publication. Donc la donnée et son interprétation.
J’ai le sentiment que si on ne s’est pas réellement penché sur ces questions, bien que le constat soit ancien, c'est bien parce qu’on a ces deux supports physiques qu’on sait archiver, et que le reste c’est de la "mise au propre"...
Je ne suis pas certain que normaliser les systèmes d’enregistrement soit réalisable, et une bonne chose en soi. Notamment parce qu’il faudrait choisir une approche (pourquoi celle là ?), une logique, et que certaines sont parfois plus pertinentes que d’autre selon les contextes, les pratiques, les équipes. Tout ça, ce n’est qu’un outil. On est tout le temps en train de nous adapter à une situation de terrain, il faut que l’enregistrement puisse s’y adapter aussi. Même si, bien entendu, on va avoir des convergences (mais pas toujours...). Mes pratiques de terrain ont beaucoup évolué avec le temps, aussi par la confrontation avec mes collègues et leurs propres pratiques, leur propre expérience. J’en ai pris, et j’en ai jeté.
Par contre, les services de l'état pourraient exiger qu’un certain nombre de normes minimales soient respectées. Mais il faut bien en définir l’objectif, car les exigences ne sont absolument pas les mêmes s’il s'agit de la gestion des collections de mobilier, ou de la structuration minimale de la donnée issue de l’enregistrement afin de l'archiver de manière pérenne. Car après tout, que cherchons nous à savoir ? Quel est ce vestige, où était-il, contenait-il du mobilier et lequel, comment a-t-il été observé et quelle est la documentation générée à son sujet (relevés, photos, textes) ? Ca me parait bien suffisant comme base de travail pour dans 1000 ans ;-)
PS : des petits carnets inexploitables, il y en a...