Comme pour les logiciels, ce qui est inadapté, c'est de traiter une création de l'esprit comme une marchandise.
On a beau tourner le problème dans tous les sens, une marchandise, c'est matériel. Elle doit se trouver en quantité limité pour pouvoir répondre à la loi de l'offre et de la demande sur un marché. Si l'offre est infinie, pas de marché, ni de marchandise et, en l'état actuel des choses, de rémunération du producteur.
Avant, on achetait un disque (microsillon). L'impossibilité de copier fidèlement cet objet en grand nombre faisait qu'on ne pouvait pas dissocier la musique de son support matériel. On pouvait donc confondre uvre et support, musique et marchandise.
Aujourd'hui, la musique est duplicable à l'infini pour un coût négligeable. La taxe Tasca ou les dispositifs anti-copie ne sont qu'une tentative rétrograde pour conserver à la musique son statut de marchandise.
Le problème n'est donc pas de chercher à maintenir une rareté artificielle, mais plutôt de rémunérer autrement les producteurs de l'uvre (artistes ou développeurs).
La musique ne doit plus être traitée comme une marchandise et les artistes comme des épiciers. Il faut rémunérer les artistes directement. Comment ? Comme les développeurs du libre !*
[*] Je veux dire par là que je ne vois pas de solution évidente, mais le besoin est impératif.
# Re: Droit à la copie privée
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Droit à la copie privée. Évalué à 10.
On a beau tourner le problème dans tous les sens, une marchandise, c'est matériel. Elle doit se trouver en quantité limité pour pouvoir répondre à la loi de l'offre et de la demande sur un marché. Si l'offre est infinie, pas de marché, ni de marchandise et, en l'état actuel des choses, de rémunération du producteur.
Avant, on achetait un disque (microsillon). L'impossibilité de copier fidèlement cet objet en grand nombre faisait qu'on ne pouvait pas dissocier la musique de son support matériel. On pouvait donc confondre uvre et support, musique et marchandise.
Aujourd'hui, la musique est duplicable à l'infini pour un coût négligeable. La taxe Tasca ou les dispositifs anti-copie ne sont qu'une tentative rétrograde pour conserver à la musique son statut de marchandise.
Le problème n'est donc pas de chercher à maintenir une rareté artificielle, mais plutôt de rémunérer autrement les producteurs de l'uvre (artistes ou développeurs).
La musique ne doit plus être traitée comme une marchandise et les artistes comme des épiciers. Il faut rémunérer les artistes directement. Comment ? Comme les développeurs du libre !*
[*] Je veux dire par là que je ne vois pas de solution évidente, mais le besoin est impératif.