J'ai été confronté exactement au même problème que celui évoqué dans le post en question (établir une liste d'invités pour une conférence internationale), et nous avions naïvement pensé qu'ils suffisait d'avoir une liste d'invitation paritaire pour avoir une liste d'orateur paritaire. Bah c'était complètement raté, nous avons invité autant de femmes que d'hommes, et nous avions 90% d'hommes parmi ceux qui ont accepté. Nous avons donc dû réinviter spécifiquement des femmes, pour finalement nous hisser péniblement à un ratio de l'ordre de 75%/25%.
Bien sûr, on peut invoquer tout un tas de raisons sociétales pour lesquelles les femmes sont moins enclines à accepter des invitations à des conférences, mais il ne faut pas oublier que d'imposer naïvement la parité dans un monde non-paritaire revient à imposer aux femmes une surcharge de travail en terme de représentation dans des comités et réunions plus ou moins inintéressantes, et donc finalement à empirer leur situation en les cantonnant à ce rôle de représentation. Le cas typique, c'est les jurys de thèse paritaires, qui vont imposer aux quelques femmes professeur d'université une charge de travail supplémentaire considérable (et peu valorisable) par rapport à leurs collègues.
# Problème concret
Posté par arnaudus . En réponse au lien Organisation des congrès scientifiques et diversité. Évalué à 9.
J'ai été confronté exactement au même problème que celui évoqué dans le post en question (établir une liste d'invités pour une conférence internationale), et nous avions naïvement pensé qu'ils suffisait d'avoir une liste d'invitation paritaire pour avoir une liste d'orateur paritaire. Bah c'était complètement raté, nous avons invité autant de femmes que d'hommes, et nous avions 90% d'hommes parmi ceux qui ont accepté. Nous avons donc dû réinviter spécifiquement des femmes, pour finalement nous hisser péniblement à un ratio de l'ordre de 75%/25%.
Bien sûr, on peut invoquer tout un tas de raisons sociétales pour lesquelles les femmes sont moins enclines à accepter des invitations à des conférences, mais il ne faut pas oublier que d'imposer naïvement la parité dans un monde non-paritaire revient à imposer aux femmes une surcharge de travail en terme de représentation dans des comités et réunions plus ou moins inintéressantes, et donc finalement à empirer leur situation en les cantonnant à ce rôle de représentation. Le cas typique, c'est les jurys de thèse paritaires, qui vont imposer aux quelques femmes professeur d'université une charge de travail supplémentaire considérable (et peu valorisable) par rapport à leurs collègues.