• [^] # Re: bazouka pour une mouche

    Posté par . En réponse au journal j'aime bien l'auto-complétion par IA (Github Copilot). Évalué à 3.

    Je crois que le point important est de réaliser que diminuer nos rejets de manière significative sur tous les fronts est nécessaire si on veut limiter la casse.

    C'est là où je ne suis pas d'accord. C'est une vision idéologique, qui se défend dans une certaine mesure, mais qui n'est en rien la seule vision possible. Son principal défaut est qu'elle ne permet pas de prioriser les efforts en fonction de leur efficacité, et qu'elle peut même être contre-productive.

    L'urgence pour diminuer les rejets de CO2, c'est d'être efficaces. Et pour être efficaces, il faut se concentrer sur les mesures qui diminuent les rejets absolus de CO2, et pas les rejets relatifs. Ça ne sert à rien de diminuer de 100% des rejets d'une activité qui correspond à 0.1% des émissions totales. C'est beaucoup plus efficace de baisser de quelques % les rejets d'une activité très émettrice.

    Le passage à la voiture électrique, c'est très efficace (environ 50% de gains sur les émissions des voitures individuelles, qui représentent 60% des émissions liées aux transports, qui représentent 40% des émissions totales. Soit 0.5*0.6*0.4 = 12% du total des émissions). La transformation d'une centrale à charbon chinoise en centrale nucléaire, c'est très efficace. Le cloud, c'est 20% de 2.5% = 0.5%. Même si l'IA devient 50°% du cloud, ça sera toujours que dalle.

    Pire en fait, ça peut donner aux gens le sentiment qu'ils font quelque chose, qu'ils se privent pour le bien de la planète ou quelque chose comme ça. Mais en fait, ils se privent juste pour rien du tout. Si ça se trouve, le non-recours aux services numériques augmente même leur empreinte carbone (déplacements à la place de visio, achats dans les centres commerciaux plutôt qu'en ligne, etc). La sortie du carbone ne peut se faire qu'avec des solutions d'ingénieurs, et pas avec de la bonne volonté.