De toute façon, il faut bien définir ce qu'est la gratuité. Quand on parle de gratuité, on entend souvent dire que « tout se paie ». Les transports en commun totalement ou partiellement gratuits sont par exemple subventionnés par la collectivité et donc, en dernier ressort, payés par les impôts directs ou indirects. Le fait qu'ils aient un certain degré de gratuité (je sais, c'est un peu curieux comme notion), permet de favoriser un certain mode de transport en raison de ses avantages pour la communauté. On pallie ici les effets pervers des choix individuels. Il s'agit donc d'un choix politique au sens premier du terme.
Mais tout ne se paie pas forcément par de l'argent. Dans le cas du logiciel libre, on peut payer d'une autre manière qu'en filant des ronds. En développant ou en rapportant des bugs, par exemple. La gratuité financière des logiciels libres est la condition pour que chacun puisse contribuer de la manière la plus appropriée. Notamment, en développant ou en payant. En outre, on peut utiliser un logiciel et le payer plus tard, ce qui évite d'avoir à emprunter pour l'acheter.
En fait, plus que de gratuité, je trouve qu'il faudrait parler de « paiement démonétarisé ». Ce qui est normal; puisque l'argent a été conçu pour des biens matériels, donc plus ou moins rares, alors que les biens immatériels, disponibles potentiellement en quantité infinie, répondent à un autre système économique.
[^] # Re: Alternatives à Windows sur France-culture
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Alternatives à Windows sur France-culture. Évalué à 3.
Mais tout ne se paie pas forcément par de l'argent. Dans le cas du logiciel libre, on peut payer d'une autre manière qu'en filant des ronds. En développant ou en rapportant des bugs, par exemple. La gratuité financière des logiciels libres est la condition pour que chacun puisse contribuer de la manière la plus appropriée. Notamment, en développant ou en payant. En outre, on peut utiliser un logiciel et le payer plus tard, ce qui évite d'avoir à emprunter pour l'acheter.
En fait, plus que de gratuité, je trouve qu'il faudrait parler de « paiement démonétarisé ». Ce qui est normal; puisque l'argent a été conçu pour des biens matériels, donc plus ou moins rares, alors que les biens immatériels, disponibles potentiellement en quantité infinie, répondent à un autre système économique.