Question probablement bête, mais la médecine et la plus grande adaptation de la société aux individus nés mal adaptés est peut-être une des causes?
Pas assez de danger, combiné à des compensations techniques, ça pourrais réduire l'efficacité des mécanismes de sélection? Oui, je sais, c'est un terrain glissant niveau éthique.
Ça n'est pas une question bête, mais je ne pense pas que ça puisse être une explication; les deux phénomènes sont sur des périodes de temps trop différentes. Pour la médecine "moderne", on ne parce que de quelques centaines d'années au mieux, pour les pressions de sélection détectables, on parle de centaines ou de milliers de générations.
Le paradoxe (mais ça n'est pas le seul en biologie de l'évolution), c'est qu'il y a beaucoup de sélection dans l'espèce humaine; le nombre d'enfants dépend encore aujourd'hui énormément de caractéristiques physiques (dont pas mal de sélection sexuelle). Il ne faudrait donc pas du tout imaginer qu'on est dans une situation où il n'y a pas de différence de succès reproducteur entre les gens. Par contre, il semble qu'il y ait peu de sélection directionnelle, c'est à dire qu'il y a un avantage pour les gens qui sont "moyens". Dans cette situation, la sélection promeut l'absence de changement.
Il y a un exemple que j'aime bien de sélection balancée, même si je ne suis pas complètement sûr qu'il soit parfaitement étayé scientifiquement. Toutes les études montrent que les femmes sont plus attirées par les hommes grands; par contre, les hommes sont attirés préférentiellement par les femmes plus petites qu'eux. En faisant l'hypothèse grossière d'un succès reproducteur proportionnel à l'attirance, comme les gènes impliqués dans la taille sont essentiellement les mêmes chez les hommes et les femmes, cette forte sélection n'a pas d'effet sur la taille moyenne: beaucoup de sélection, mais pas d'évolution.
[^] # Re: Réactionnaire
Posté par arnaudus . En réponse au lien « Impact catastrophique » : le gouvernement explore le bannissement des smartphones des collèges. Évalué à 3.
Ça n'est pas une question bête, mais je ne pense pas que ça puisse être une explication; les deux phénomènes sont sur des périodes de temps trop différentes. Pour la médecine "moderne", on ne parce que de quelques centaines d'années au mieux, pour les pressions de sélection détectables, on parle de centaines ou de milliers de générations.
Le paradoxe (mais ça n'est pas le seul en biologie de l'évolution), c'est qu'il y a beaucoup de sélection dans l'espèce humaine; le nombre d'enfants dépend encore aujourd'hui énormément de caractéristiques physiques (dont pas mal de sélection sexuelle). Il ne faudrait donc pas du tout imaginer qu'on est dans une situation où il n'y a pas de différence de succès reproducteur entre les gens. Par contre, il semble qu'il y ait peu de sélection directionnelle, c'est à dire qu'il y a un avantage pour les gens qui sont "moyens". Dans cette situation, la sélection promeut l'absence de changement.
Il y a un exemple que j'aime bien de sélection balancée, même si je ne suis pas complètement sûr qu'il soit parfaitement étayé scientifiquement. Toutes les études montrent que les femmes sont plus attirées par les hommes grands; par contre, les hommes sont attirés préférentiellement par les femmes plus petites qu'eux. En faisant l'hypothèse grossière d'un succès reproducteur proportionnel à l'attirance, comme les gènes impliqués dans la taille sont essentiellement les mêmes chez les hommes et les femmes, cette forte sélection n'a pas d'effet sur la taille moyenne: beaucoup de sélection, mais pas d'évolution.