Non, mais de toutes manières le raisonnement est assez absurde: les progrès techniques apportent des preuves matérielles supplémentaires lors des enquêtes, mais l'influence sur le taux d'erreur judiciaire est très discutable. L'identification ADN permet éventuellement de soupçonner quelqu'un qu'on n'avait aucune raison d'interroger, elle peut permettre de corroborer un faisceau d'indices existant, elle peut permettre de disculper un suspect. Ça peut améliorer le taux d'élucidation, mais ça va aussi rendre possible des erreurs judiciaires qui n'existaient pas avant (traces d'ADN alors que la personne n'était pas présente, etc). Dire que l'"ADN" affaiblit l'interdiction de la peine de mort, ça me semble tout pété, comme argument. Ou alors, les caméras de surveillance aussi, tant qu'on y est.
D'ailleurs, quand on voit comment on arrive à ne pas être sûr s'il y a essai ou non dans un stade avec 50 000 spectateurs et 40 caméras focalisées sur le ballon, je n'arrive pas à imaginer comment on peut concevoir un monde où l'erreur judiciaire serait impossible. Il y a de toutes manières une grosse composante subjective en droit pénal (intentionalité, circonstances atténuantes, problèmes psychiatriques, légitime défense, etc) qui fait que les éléments factuels sont souvent une petite partie des éléments pris en compte dans un procès.
[^] # Re: C'est certainement pas faux, mais bourré d'arguments fallacieux
Posté par arnaudus . En réponse au lien Aux apatrides du web merdique (via les LIDD de Next.ink). Évalué à 3.
Non, mais de toutes manières le raisonnement est assez absurde: les progrès techniques apportent des preuves matérielles supplémentaires lors des enquêtes, mais l'influence sur le taux d'erreur judiciaire est très discutable. L'identification ADN permet éventuellement de soupçonner quelqu'un qu'on n'avait aucune raison d'interroger, elle peut permettre de corroborer un faisceau d'indices existant, elle peut permettre de disculper un suspect. Ça peut améliorer le taux d'élucidation, mais ça va aussi rendre possible des erreurs judiciaires qui n'existaient pas avant (traces d'ADN alors que la personne n'était pas présente, etc). Dire que l'"ADN" affaiblit l'interdiction de la peine de mort, ça me semble tout pété, comme argument. Ou alors, les caméras de surveillance aussi, tant qu'on y est.
D'ailleurs, quand on voit comment on arrive à ne pas être sûr s'il y a essai ou non dans un stade avec 50 000 spectateurs et 40 caméras focalisées sur le ballon, je n'arrive pas à imaginer comment on peut concevoir un monde où l'erreur judiciaire serait impossible. Il y a de toutes manières une grosse composante subjective en droit pénal (intentionalité, circonstances atténuantes, problèmes psychiatriques, légitime défense, etc) qui fait que les éléments factuels sont souvent une petite partie des éléments pris en compte dans un procès.