• # Tout va bien

    Posté par . En réponse au journal Combien pour un algorithme de détection de piscines sur les photos aériennes ?. Évalué à 8.

    20 millions pour un truc aussi « simple » ?

    Bien sûr c’est d’une simplicité toute relative, faut quand même toucher un peu en info et savoir gérer un projet, tu fais pas ça sur un coin de table entre deux tiercés.

    Mais tu prends 10 ingés payés à 5000 boules net mensuel, tu ajoutes 5000 boules d’URSAF (d’ailleurs l’état qui prélève des impôts sur du biz qu’il confie lui-même à des boîtes... lolilol, mais c’est pas la question), ça nous fait, par gus, par an, 12*10000 = 120000 (une plaque par mois pendant douze mois), multiplié par dix (dix tronches infocartographistes de haut niveau) c’est égal à : 1200000. Un million virgule deux, une patate virgule deux, même pas le prix d’une baraque correcte à Paris (et l’état en a déjà récupéré la moitié en taxe!), bon, OK, les ordis, le stockage Amazon S3, un ou deux prestas pour le fun, une piécette à l’IGN pour la charité, les tables, les chaises, le baby-foot... mais 20 millions, il leur faut combien de temps pour livrer le truc ? « Quoi la baise ? » comme s’exclame nos quasi alter-egos ultra-marins.

    En France ce qui fuit encore plus que le réseau d’eau qui alimente les piscines, c’est le réseau de financement public. Celui qui est supposé servir à développer la nation grâce à la contribution des (削除) colombino-participes (削除ここまで) forces vives de ce pays, et fini évanoui dans la brume dans des travaux qui ne serviront strictement à rien.

    Si l’état voulait taxer les piscines pas besoin d’un recensement, ce sont d’agent du FISC dont on a besoin. Suffit de demander aux bourgeo-phobes de n’importe quelle ville de France pour savoir oukéssont les piscines, et présenter la douloureuse fiscale aux concernés.

    Si le prochain mouvement des gilets-jaunes vient dégueulasser l’Élysée comme ils ont fait la misère à l’Arc-de-Triomphe vous viendrez pas me dire que je vous avais pas prévenu, que je vous avais pas gentiment recommandé de cesser de piquer dans la caisse pour aller acheter je ne sais quoi aux bolosses enrubannés du désert, que vous vous faites niquer en plus. Comme quoi, il peut faire sec, et le fond de l’air être sablonneux, il subsiste des oasis généreusement lubrifiés.