• [^] # Re: On s'en tape (mais c'est pertinent d'en parler).

    Posté par . En réponse au journal La France crée un fichier des personnes trans. Évalué à 7.

    C'était une pique bonne enfant.

    Autant je reconnais a 100% la lutte des genres, et qu'en tant que mec blanc qui a la quarantaine et dans une position de pouvoir, que ma vie est tres differente de celle de la moitié de la population, et tout ca.

    Autant, l'écriture inclusive dans une langue fondamentalement genrée, c'est chaud, mec (ou meuf, ca marche aussi). Je suis pas forcement super réceptif a l'argument comme quoi l'écriture inclusive est nécessaire pour changer les mentalités. Je reconnais aussi que si ca me fait mal a l'oreille, les langues vivantes, ca évolue. Ca reste un peu trop gros pour moi. Et ca pique vraiment les oreilles, accessoirement. C'est ptetre un biais professionnel, ou l'ingénieur en moi voit trop de cas a la marge pour que le refactoring marche. Maintient la stack legacy, elle tourne et on arrive a la patcher la ou il faut quand il faut.

    Oui, la langue precede la pensée, c'est un peu le point central de 1984, supprimer les idées subversives en supprimant la possibilité de les exprimer. Mais je pense pas que ca s'applique ici.

    L'anglais est neutre dans son immense majorité, et pourtant v'la le merdier aux US pour tout ceux qui rentrent pas parfaitement dans le moule niveau identité sexuelle/genre. Dans le genre puritain et obsédé par des trucs qui les concernent pas DU TOUT, genre la bite du fils du president (c'est un cap! Que dis je? C'est une péninsule!), les mecs ils s'imposent (et les meufs aussi).

    Pour être tout a fait honnête, j'avancerais qu'a la base, c'est surtout une question de maintenir le pouvoir et a de renforcer son autorité. Un p'ti chef restera un p'ti chef, quelqu'un qui a peur de ce qu'il ne connait/comprends pas aura toujours peur, que sa langue soit genrée ou inclusive. C'est un problème orthogonal. Si c'était pas les trans/non binaires/homos/que sais je encore, ca serait un autre groupe arbitraire qui souffrirait des velléités dominatrices d'une proportion de la population.

    Bref, fin de la parenthèse.