Je pense que le terme usité est plus "transidentité" que "transgenrisme" de nos jours.
Je suis pas tout à fait d'accord de dire que ça n'a pas grand chose à voir avec la sexualité, car ça reste quand même impactant. En fait "sexualité", c'est assez vague comme terme donc c'est sans doute pour ça que je suis pas d'accord.
Autre exemple, une dysphorie de genre peut se manifester aussi via la façon dont tu ne supportes pas qu'on touche tes organes génitaux (l'exemple d'Isaac dans "Qui m'a filé la chlamydia", l'exemple de Ivik dans "Homo sapienne") et ça va forcément impacter tes pratiques sexuelles.
Autre exemple, on ne considère pas généralement le BDSM comme étant une orientation sexuelle au même titre que l'homosexualité, alors que bon, ça reste quand même sexuelle assez souvent.
Et même les pratiques ne veulent rien dire sur l'orientation dont les gens se réclament ("Not Gay: Sex between Straight White Men", de Jane Ward, parle de ça).
Ensuite, oui, on va faire la distinction entre l'orientation sexuelle et le genre, mais ça reste quand même assez bancal comme distinction (et une distinction assez récente à l’échelle de notre espèce, cf Foucault qui place la création de l'idée de l'homosexuel en tant qu'individu distinct vers la fin du XIXe siècle).
Et des gens qui changent d'orientation sexuelle après transition, ça existe aussi cf une étude de 2014. Voir des gens sans transition, sauf qu'on en parle pas des masses.
Si le propos était de dire "la transition n'est pas une pratique sexuelle" (comprendre, c'est pas du fétichisme, on ne transitionne pas pour cette raison), ça serait vrai, mais j'ajouterais quand même un bémol, c'est qu'on ne devrait pas non plus dire qu'une pratique qui ne fait de mal à personne (eg, le fétichisme) est un souci.
[^] # Re: On s'en tape (mais c'est pertinent d'en parler).
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal La France crée un fichier des personnes trans. Évalué à 1.
Je pense que le terme usité est plus "transidentité" que "transgenrisme" de nos jours.
Je suis pas tout à fait d'accord de dire que ça n'a pas grand chose à voir avec la sexualité, car ça reste quand même impactant. En fait "sexualité", c'est assez vague comme terme donc c'est sans doute pour ça que je suis pas d'accord.
Par exemple, dans Transgender exclusion from the world of dating: Patterns of acceptance and rejection of hypothetical trans dating partners as a function of sexual and gender identity, les auteurs expliquent que pas mal de gens de leur panel répondent "non" à l'idée d'être en relation avec une personne trans (un point qui est sans aucun doute aussi une cause de dépression chez ces dernières). Donc ça a quand même quelque chose avec la vie sexuelle.
Autre exemple, une dysphorie de genre peut se manifester aussi via la façon dont tu ne supportes pas qu'on touche tes organes génitaux (l'exemple d'Isaac dans "Qui m'a filé la chlamydia", l'exemple de Ivik dans "Homo sapienne") et ça va forcément impacter tes pratiques sexuelles.
Autre exemple, on ne considère pas généralement le BDSM comme étant une orientation sexuelle au même titre que l'homosexualité, alors que bon, ça reste quand même sexuelle assez souvent.
Et même les pratiques ne veulent rien dire sur l'orientation dont les gens se réclament ("Not Gay: Sex between Straight White Men", de Jane Ward, parle de ça).
Ensuite, oui, on va faire la distinction entre l'orientation sexuelle et le genre, mais ça reste quand même assez bancal comme distinction (et une distinction assez récente à l’échelle de notre espèce, cf Foucault qui place la création de l'idée de l'homosexuel en tant qu'individu distinct vers la fin du XIXe siècle).
Et des gens qui changent d'orientation sexuelle après transition, ça existe aussi cf une étude de 2014. Voir des gens sans transition, sauf qu'on en parle pas des masses.
Si le propos était de dire "la transition n'est pas une pratique sexuelle" (comprendre, c'est pas du fétichisme, on ne transitionne pas pour cette raison), ça serait vrai, mais j'ajouterais quand même un bémol, c'est qu'on ne devrait pas non plus dire qu'une pratique qui ne fait de mal à personne (eg, le fétichisme) est un souci.