• [^] # Re: Ont-ils bien modélisé les milliers de morts dus à l'Hydroxychloroquine ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal jeu libre Covid-25 !. Évalué à 4.

    Formidable (encore) : l’équilibre financier vaut mieux qu’un traitement accessible pour tous (je rappelle qu’on parle d’une pandémie incontrôlable à l’époque).

    Si pour vous la démocratie n’est soluble que dans l’orthodoxie budgétaire, je pense de mon côté que nos vies valent plus que leurs profits.

    C'est surtout : l'État de droit compte dans le dossier.
    Une démocratie sans État de droit ne peut exister, donc c'est amusant que tu invoques la démocratie ici.

    L'État ne peut imposer n'importe quoi à n'importe qui comme ça sur simple décision qui passe par la tête. Même si parfois on sent que ça serait utile. Il y a des démarches, des règles, des compensations pour beaucoup de choses.

    Alors bien sûr l'État est souverain et peut changer les règles, mais si le socle des règles n'est pas suffisamment stable, personne n'aura confiance dans les règles et cela pénalise l'avenir car plus personne n'investira.

    Dans le cas des brevets ici, est-ce qu'ils ont pénalisé fortement la réponse à la crise ? J'en doute.
    Quand on voit la complexité technique d'en fabriquer un, la quantité de réactifs nécessaire et de matériel logistique pour en délivrer, etc. Le goulot d'étranglement n'était pas le coût ou les brevets, c'était le reste.

    Pour le prix par ailleurs l'UE (comme d'autres régions du monde) ont aussi fortement subventionné le prix pour les pays les plus pauvres. Est-ce suffisant ? Peut être pas, mais ça atténue largement le problème.

    Après je suis pour une remise en cause du modèle actuel, pour redonner de la place au secteur public dans la gestion et al conception de ce genre de produits, pour que les brevets ne soient pas la seule possibilité de rendre un producteur de produits médicaux rentable. Mais cela doit se faire sur le temps long et de bien le préparer, pas de l'imposer au petit bonheur la chance sur un coup de tête lors d'une crise.