• [^] # Re: Back to square one

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal le plus grand scandale sanitaire de tous les temps, c'est maintenant !. Évalué à 5.

    Mes impôts payent pas les annonces BGP, je ne voit pas de quoi tu veux parler.

    Mais sinon, c'est pour ça que j'ai précisé "l'usage des routes", dans le sens ou à part exceptions spécifiques (les péages), on ne demande pas d'argent pour les utiliser. On paye dans le pot pour la maintenance, mais c'est assez décorrélé des usages précis.

    Ensuite, oui, on peut ergoter pour savoir ce qui est vraiment gratuit ou pas via l'indivisibilité du budget de l'État. Par exemple, si je paye mes impôts en France, une partie de l'argent va dans les serveurs et les OS qui vont avec. Si on suppose qu'une partie des dits serveurs tourne sous Linux, et que la distrib Linux n'est pas une distro communautaire, alors une partie de l'argent des impôts va dans la maintenance du kernel. Donc le kernel ne serait pas non plus gratuit au même titre que les routes. De même, Linuxfr n'est pas gratuit, vu que je paye en partie pour la maintenance de son kernel qui est partagé avec les distros payantes (maintenance via mes impôts).

    On arrive assez vite à l'idée que rien ne serait gratuit, donc la maxime n'aurait aucun sens, ce qui est en général louche et qu'on tente de m'arnaquer.

    Le point que je veux faire, c'est que la formule suppose que toute transaction est forcément marchande. Et que si tu n'est pas consommateur, alors c'est que tu es presque littéralement un esclave (car bon, la force de la formule, c'est aussi l'association implicite qui vient en tête quand un être humain est un produit).

    Mais bon, papap n'est sans doute pas vraiment intéressé par les nuances, ce qu'il veut, c'est juste ramener la question du coût de la vaccination pour ensuite dire que Pfizer a gagné de l'argent (sous entendu, c'est mal), mais sans pousser l'argument pour plus de recherches publiques, curieusement. C'est la qu'on voit que l'argument n'est pas sur Pfizer ou la privatisation de la recherche, mais bien sur autre chose, vu qu'il manque la moitié.

    Mais du coup, on peut se poser la question de ce qui est le véritable argument qui se cache derrière la question du coût.