• # le syndicat c'est nous, c'est toi

    Posté par . En réponse au lien Pourquoi se syndiquer dans l’informatique ?. Évalué à 9.

    Bonjour,

    Effectivement, l'engagement syndical est trop faible en France, on peut le déplorer.
    La culture et l'éducation populaire qui vont avec tout ça est également très mince par rapport aux enjeux.
    Un syndicat ce n'est qu'un collectif organisé de travailleuses et travailleurs.
    Syndicaliste c'est pas un métier (ou ça ne devrait pas l'être) mais (il y a un gros MAIS), comme les vocations se font rares, il est fréquent qu'une même personne cumule (beaucoup) trop de mandats (toutes les instances du CSE/CSA, des mandats locaux ou fédéraux...) ce qui a pour effet de déconnecter la personne de son milieu professionnel et de ses collègues.
    Surtout dans les grosses structures, la réunionnite a vite fait de vous bouffer 25-30% de votre temps de travail dans une seule instance représentative et les "groupes de travail" et autres "commissions" qui en découlent.
    Pour peu que vous soyez un peu "efficace" ou juste volontaire, les occasions ne manquent pas pour se faire aspirer par d'autres structures tant la carence d'engagement est criante.
    Et ensuite c'est la porte ouverte à toutes les dérives: soit on hérite d'un/une "autocrate" qui fait tout seul, soit quelqu'un qui se fatigue d'aller seul au charbon (et oui, aller se friter avec "les chefs" et être la/le porte drapeau de service et le bureau des pleurs ça n'amuse pas tout le monde) et qui finit par craquer ou devenir le mou du genou qui ne sert plus à grand'chose.
    Mais c'est pas l'exclusivité du syndicat, il y a la même chose dans le milieu associatif dès qu'il n'y a plus assez de bras pour porter les actions d'un collectif, ça devient compliqué.
    En tout cas j'espère que dans vos boîtes, ça se passe bien et que les gens tiennent la route, dans tous les cas n'hésitez pas à vous en mêler (pas juste pour râler qu'il manque ceci ou cela mais pour faire).
    Parceque des yakafokon y'en a plein, mais des gens qui font, y'en a moins.