Bien que ces exemples puissent être intéressants, je ne suis pas certain que Python ou Vim soient comparables au noyau Linux.
Le noyau Linux, c'est la base de plein de choses : un tas de distributions (Redhat, Debian, Ubntu Suse, etc ...). Pas forcément connu du grand public mais omniprésent dans le monde des serveurs d'entreprise. Mais c'est aussi la base d'Androïd, plus connu du grand public, mais plein de firmwares de trucs plus ou moins embarqués (box ionternet, routeur wifi, etc ...), et je pense que je ne cite pas tout. Et je pense que la prise de contrôle sur le développement du noyau intéresserait pas mal de monde (Google, pour ses téléphones Andrïd, RedHat/IBM, Canonical ...).
Alors certes, techniquement, tout est peut-être fait pour assurer la transition, avec des gens qui vont reprendre le travail de Linus, qui vont coordonner tout ça. Mais je soupçonne des tentatives de fork hostiles le jour ou Linus cessera de travailler sur le noyau, avec pour potentielles conséquences une division des développeurs si une personne ou une organisation a suffisamment d'influence pour diviser la communauté.
Bon. Le bon côté c'est que le noyau ne pourra jamais changer de licence sans devoir demander à tous les contributeurs l'accord pour le changement. Ca limite déjà pas mal de choses. Mais il n'y a pas que la licence qui compte : il y a aussi le fait de savoir fédérer autour d'un projet. Une licence libre avec du code de qualité ne tiendra pas longtemps sans communauté solide pour assurer la perennité du projet. Et je pense que c'est un point qu'il ne faut pas négliger lors d'une transition d'avec un leader tel que Linus ( c'est d'ailleurs valable pour tout - entreprise, parti politique, association, etc ...).
[^] # Re: Le problème n'est pas vraiment là
Posté par totof2000 . En réponse au journal L’avis de RMS sur les relations sexuelles. Évalué à 2.
Bien que ces exemples puissent être intéressants, je ne suis pas certain que Python ou Vim soient comparables au noyau Linux.
Le noyau Linux, c'est la base de plein de choses : un tas de distributions (Redhat, Debian, Ubntu Suse, etc ...). Pas forcément connu du grand public mais omniprésent dans le monde des serveurs d'entreprise. Mais c'est aussi la base d'Androïd, plus connu du grand public, mais plein de firmwares de trucs plus ou moins embarqués (box ionternet, routeur wifi, etc ...), et je pense que je ne cite pas tout. Et je pense que la prise de contrôle sur le développement du noyau intéresserait pas mal de monde (Google, pour ses téléphones Andrïd, RedHat/IBM, Canonical ...).
Alors certes, techniquement, tout est peut-être fait pour assurer la transition, avec des gens qui vont reprendre le travail de Linus, qui vont coordonner tout ça. Mais je soupçonne des tentatives de fork hostiles le jour ou Linus cessera de travailler sur le noyau, avec pour potentielles conséquences une division des développeurs si une personne ou une organisation a suffisamment d'influence pour diviser la communauté.
Bon. Le bon côté c'est que le noyau ne pourra jamais changer de licence sans devoir demander à tous les contributeurs l'accord pour le changement. Ca limite déjà pas mal de choses. Mais il n'y a pas que la licence qui compte : il y a aussi le fait de savoir fédérer autour d'un projet. Une licence libre avec du code de qualité ne tiendra pas longtemps sans communauté solide pour assurer la perennité du projet. Et je pense que c'est un point qu'il ne faut pas négliger lors d'une transition d'avec un leader tel que Linus ( c'est d'ailleurs valable pour tout - entreprise, parti politique, association, etc ...).