• [^] # Re: On aime ce avec quoi on est matraqué

    Posté par . En réponse au journal IA, fais-moi écouter ce que j'aime ?. Évalué à 3.

    L'idée de faire tourner localement ce type d'algorithme est excitante. En dehors des aspects "vie privée", on peut imaginer changer la fonction objectif pour se détourner des logiques marchande, consumériste, addictive, etc.

    Je comprends pas bien. Consumériste ? Marchand ? Addictif ?... Deezer et Spotify (et les autres que j'ai pu voir) sont des abonnements qui te donnent accès à tout le catalogue.

    C'est quoi un algorithme pas addictif dans ce contexte ? Il te passe un bruit que tu déteste de temps en temps ?

    Qu'est-ce qui est marchand dans leur logique ? Je ne connais pas de contenu à payer en plus. Que tu écoute la dernière musique pop ou le plus vieux Renaud tu paie autant. Ils doivent pouvoir économiser des coût si énormément de gens écoutent très peu de musiques différentes mais ça me paraît être un vœux pieux.

    Le consumérisme c'est dans l'accès à un catalogue immense et dans le fait de passer les musiques sans vraiment s'intéresser aux artistes et à leurs démarches, mais je vois pas bien ce que l'algo y fait.

    Un des trucs qui me chagrine avec les algorithmes de recommandation de contenu, c'est que je suis pas sûr que ce pour quoi c'est optimisé soit aligné avec ce que j'attends d'eux. J'ai l'impression que s'il existait un algo de recommandation de bouffe, il me dirait "vous avez ingurgité 3 paquets de M&M's aujourd'hui, vous allez adorer bouffer des Chocobons maintenant" - certes il a pas complètement tort, mais est-ce bien ce que je veux vraiment qu'on me le recommande ? (variante: "vous avez fait 5 fix d'héroïne aujourd'hui, essayez le crack maintenant")

    Ce genre d'algo sont fait pour ça. Tu écoute quelques musiques et tu n'a pas à construire une playlist pour faire continuer le thème ou le mood. Je vois pas en quoi ce serait addictif.

    https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll