• [^] # Re: Un contrat pour toute relation?

    Posté par . En réponse au lien Macron s'oppose à l'Europe qui voudrait que le viol soit caractérisé par l’absence de consentement . Évalué à 0.

    Il se trouve que cela a été étudié et documenté par les scientifiques : d’une part la violence est biologique (pour faire court, on ne survit pas dans la nature sans cela) et sa propension est corrélée au sexe biologique...

    Un peu facile de se défausser sur ce que l'on appelle "la nature" pour expliquer la violence. La violence s'apprend dès le plus jeune âge avec des parents qui n'apprennent pas à leurs enfants ce que sont les limites à ne pas dépasser. En psychanalyse, on appelle cela le "sur-moi", une disposition qui consiste à auto-censurer certaines pulsions asociales, comme par exemple, en vrac, la violence, le viol, l'insulte, le désir de tuer, la cruauté, le harcèlement, etc... Le sur-moi n'est pas inné, il s'apprend grâce à l'éducation. Je citerai ici l'exemple vécu de cette mère de famille qui attend sur un quai de transport en commun avec son enfant de un +- an installé dans sa poussette. Le gamin crie, elle se penche, approche son visage de celui de l'enfant, ce dernier la frappe violemment sur la tête, elle ne réagit pas et le borde, aucune sanction. Imaginons cet enfant, dix ans plus tard, il sera incontrôlable, n'aura aucun sens des limites, passera au stade supérieur. Ce petit enfant qui gifle sa mère a suivi "sa nature", beaucoup de petits enfants sont violents, peuvent être parfois très cruels mais l'éducation, même instinctive (ou/et par imitation), fait la différence, c'est ce qui nous distingue nous, (animaux) humains, des animaux sauvages ou domestiques. Bien sûr, on peut expliquer cette inertie des parents devant la violence de leurs jeunes enfants: souvent des mères seules, dépassées, abandonnées, travaillant durement dans des métiers dévalorisants, et/ou vivant avec des conjoints violents qui n'assument pas leur rôle de père.

    Plus précisément au taux de testostérone

    Encore une croyance démentie par la science. C'est très bien expliqué (mais long à lire) dans le lien que j'ai déjà posté plus haut "On ne naît pas homme... À propos de la construction biologique du masculin"

    Conclusion de l'article cité:

    "Non seulement la masculinité n’est pas inscrite dans la structure de la testostérone, mais le mode d’existence de cette dernière est, jusque dans le détail des interventions techniques, fonction des rapports de genre. Une des conséquences rassurantes de ce constat est peut-être une acceptation plus facile du fait que les marqueurs hormonaux ne sont pas plus que la couleur de la peau une justification aux discriminations et hiérarchies entre personnes."