• [^] # Re: Un contrat pour toute relation?

    Posté par . En réponse au lien Macron s'oppose à l'Europe qui voudrait que le viol soit caractérisé par l’absence de consentement . Évalué à 4.

    Ce qui les caractérise sans aucun doute, les humains, c’est le niveau de développement remarquable atteint par un organe en particulier, le cerveau.

    Pour la faire courte, on comparant le rapport du poids du cerveau par rapport au poids total du corps, et en le mettant en relation ce rapport avec le poids total du corps on a pu établir ce qu’on nomme un coefficient d’encéphalisation.

    https://web.archive.org/web/20110724110422/http://serendip.brynmawr.edu/bb/kinser/Int3.html
    https://en.wikipedia.org/wiki/Brain%E2%80%93body_mass_ratio

    Et l’humain différent clairement des autres mammifères sur ce point. Pour simplifier, l’humain est un primate qui au court de l’évolution a tout miser sur le développement de cet organe. On pense que c’est la taille de l’os du bassin des femelles qui a placé une limite à ce développement unique chez les mammifères, notamment parmi toutes les espèces de primate, l’ordre des primate étant l’ordre auquel notre espèce appartient.

    Ce développement exceptionnel lui a notamment permis à un moment de son évolution de devenir un prédateur carnivore malgré l’absence de griffes, de crocs puissant et une vitesse de déplacement relativement faible en comparaison avec d’autres mammifères. Cela lui a permis de consommer une nourriture plus protéiné, accentuant encore ce développement. On pense que c’est en premier lieu un passage à un régime de charognard qui a été un premier palier pour lui permettre d’atteindre ce statut de prédateur carnivore ensuite. Ses facultés cérébrales lui on ensuite permis de développer un langage complexe, et par effet boule de neige sur le dernier million d’années écoulé, de faire qu’aujourd’hui je peux te communiquer cette théorie via des outils aussi complexes qu’un ordinateur et des satellites en orbite.

    Il s’est passé un temps infiniment plus long entre notre état de mammifère primitif et le moment où l’on a été capable d’utiliser un outil aussi simple qu’un silex taillé (l’utilisation d’outil rudimentaire n’est d’ailleurs pas le propre de l’humain), que le temps écoulé entre notre maîtrise d’un outil rudimentaire et d’un langage qui l’était tout autant, et notre faculté actuelle à développer des outils tels que les ordinateurs.

    Dit autrement, l’humain est un primate exceptionnel de par ce chemin évolutif unique. Il n’en reste pas moins un primate, un mammifère au même titre que le dauphin ou le chimpanzé, et de ce fait soumis à des impondérables intrinsèques liés à cette condition.

    Donc, non, l’homme ne diffère en rien sur le plan évolutif, il a évolué dans strictement les mêmes conditions que les autres mammifères qui nous entourent aujourd’hui.

    Refuser d’admettre cet « héritage » biologique c’est refuser de voir les choses en face, c’est refuser sa condition.