Sans vouloir défendre Macron ou Napoléon, oui l'histoire est complexe d'une part et d'autre part il faut peut-être s'abstenir de juger les anciens peuples avec nos valeurs contemporaines. Les gens n'avaient peut-être pas le niveau de réflexion éthique que l'on a aujourd'hui, ni notre niveau d'éducation, ni nos avancées scientifiques et nos acquis sociaux. Peu de gens se posaient les questions que l'on se pose aujourd'hui sur les droits humains (droits des femmes et problématiques raciales compris) parce que la plupart des gens n'avaient ni la culture ni le loisir (temps libre) pour le faire.
Napoléon était un despote c'est clair, il a saisi et s'est accaparé le pouvoir par la force ! Par contre, raciste et misogyne, c'est sûr qu'avec nos valeurs contemporaines il l'était, mais dans le contexte du XVIe et XIXe siècle c'est difficile à juger. Il a rétabli l'esclavage pour des raisons politiques et économiques (attention, je ne dis pas qu'il avait raison !). Idem pour les droits des femmes, il fallait faire des concessions aux puissants qui à l'époque étaient quasiment tous des hommes, des hommes de leurs temps, élevés dans le culte majoritaire qui préconisait que la femme tînt une place inférieure à celle de l'homme, disons que c'était dans l'air du temps. Car, même quand on est un monarque absolu, on doit quand même rendre des comptes à ses soutiens politiques et militaires. Sans parler que les notions de racismes et de misogynie n'étaient peut-être pas si mal-perçues à cette époque.
Prenons l'exemple d'un autre empereur infiniment plus aimable, j'ai nommé Marc Aurel, l'Empereur-Philosophe. Mais que-ce qu'il a fait de mal ce pauvre Marcus Aurelius ? Eh bien il a donné des proto-chrétiens à bouffer aux lions, littéralement ! D'après la personne ayant préfacé une édition de « Pensée pour moi-même » (l'ouvrage de Marc Aurel) que je possède, il aurait autorisé cette pratique, car c'était mal-vu de changer les lois de ses prédécesseurs, d'autant plus que le sien était Antonin le Pieux, son père adoptif, grand administrateur et monarque aimé par ses sujets de son vivant. Il faut savoir aussi que les chrétiens ne rendaient pas hommage aux dieux de l'empire, divinités qu'il ne fallait surtout pas courroucer, on parle du IIe siècle de notre ère là. Donc les Romains - pourtant religieusement tolérants - pensaient réellement que les adeptes de cette religion nouvelle les mettaient en danger.
Alors Marcus Aurelius Daechus Talibanus ? que nenni, c'était globalement un bon empereur, mais lui aussi n'était qu'un homme de son temps.
Personnellement, j'admire certains grands personnages historiques sur des aspects bien spécifiques de leurs œuvres politiques, mais même si je n'approuve pas les injustices qu'ils ont commises (je dis « ils » parce que c'est essentiellement des hommes malheureusement), je n'oublie pas que je dois les remettre dans leurs contextes historiques respectifs.
[^] # Re: Comprendre de quoi il s'agit en 5min (audio)
Posté par abbe_sayday . En réponse au lien Macron s'oppose à l'Europe qui voudrait que le viol soit caractérisé par l’absence de consentement . Évalué à 10.
Sans vouloir défendre Macron ou Napoléon, oui l'histoire est complexe d'une part et d'autre part il faut peut-être s'abstenir de juger les anciens peuples avec nos valeurs contemporaines. Les gens n'avaient peut-être pas le niveau de réflexion éthique que l'on a aujourd'hui, ni notre niveau d'éducation, ni nos avancées scientifiques et nos acquis sociaux. Peu de gens se posaient les questions que l'on se pose aujourd'hui sur les droits humains (droits des femmes et problématiques raciales compris) parce que la plupart des gens n'avaient ni la culture ni le loisir (temps libre) pour le faire.
Napoléon était un despote c'est clair, il a saisi et s'est accaparé le pouvoir par la force ! Par contre, raciste et misogyne, c'est sûr qu'avec nos valeurs contemporaines il l'était, mais dans le contexte du XVIe et XIXe siècle c'est difficile à juger. Il a rétabli l'esclavage pour des raisons politiques et économiques (attention, je ne dis pas qu'il avait raison !). Idem pour les droits des femmes, il fallait faire des concessions aux puissants qui à l'époque étaient quasiment tous des hommes, des hommes de leurs temps, élevés dans le culte majoritaire qui préconisait que la femme tînt une place inférieure à celle de l'homme, disons que c'était dans l'air du temps. Car, même quand on est un monarque absolu, on doit quand même rendre des comptes à ses soutiens politiques et militaires. Sans parler que les notions de racismes et de misogynie n'étaient peut-être pas si mal-perçues à cette époque.
Prenons l'exemple d'un autre empereur infiniment plus aimable, j'ai nommé Marc Aurel, l'Empereur-Philosophe. Mais que-ce qu'il a fait de mal ce pauvre Marcus Aurelius ? Eh bien il a donné des proto-chrétiens à bouffer aux lions, littéralement ! D'après la personne ayant préfacé une édition de « Pensée pour moi-même » (l'ouvrage de Marc Aurel) que je possède, il aurait autorisé cette pratique, car c'était mal-vu de changer les lois de ses prédécesseurs, d'autant plus que le sien était Antonin le Pieux, son père adoptif, grand administrateur et monarque aimé par ses sujets de son vivant. Il faut savoir aussi que les chrétiens ne rendaient pas hommage aux dieux de l'empire, divinités qu'il ne fallait surtout pas courroucer, on parle du IIe siècle de notre ère là. Donc les Romains - pourtant religieusement tolérants - pensaient réellement que les adeptes de cette religion nouvelle les mettaient en danger.
Alors Marcus Aurelius Daechus Talibanus ? que nenni, c'était globalement un bon empereur, mais lui aussi n'était qu'un homme de son temps.
Personnellement, j'admire certains grands personnages historiques sur des aspects bien spécifiques de leurs œuvres politiques, mais même si je n'approuve pas les injustices qu'ils ont commises (je dis « ils » parce que c'est essentiellement des hommes malheureusement), je n'oublie pas que je dois les remettre dans leurs contextes historiques respectifs.
Nec spe, nec metu